<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Les Femmes s&#039;Animent</title>
	<atom:link href="https://lesfemmessaniment.fr/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://lesfemmessaniment.fr/</link>
	<description>Promouvoir les femmes dans le métier de l&#039;animation.</description>
	<lastBuildDate>Tue, 01 Sep 2026 15:47:39 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1</generator>

<image>
	<url>https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2024/02/cropped-LFA-LOGO-CARRE-TEAL-32x32.png</url>
	<title>Les Femmes s&#039;Animent</title>
	<link>https://lesfemmessaniment.fr/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Émilie Pigeard &#8211; Réalisatrice et illustratrice, par Louise Naudot</title>
		<link>https://lesfemmessaniment.fr/emilie-pigeard/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cloë Coutel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Sep 2026 15:41:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Cesars2023]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Réalisatrice]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lesfemmessaniment.fr/?p=9632</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160; &#160; &#160; Emilie Pigeard : histoires de la nuit &#160; C’est aux Arts décoratifs de Paris que Emilie Pigeard se spécialise dans l’animation. Son film de fin d’études, Encore&#8230;&#160;<a href="https://lesfemmessaniment.fr/emilie-pigeard/" rel="bookmark">Tout lire<span class="screen-reader-text">Émilie Pigeard &#8211; Réalisatrice et illustratrice, par Louise Naudot</span></a></p>
<p>Cet article <a href="https://lesfemmessaniment.fr/emilie-pigeard/">Émilie Pigeard &#8211; Réalisatrice et illustratrice, par Louise Naudot</a> est apparu en premier sur <a href="https://lesfemmessaniment.fr">Les Femmes s&#039;Animent</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9635" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/09/Capture-decran-2026-09-01-a-17.24.19-683x1024.png" alt="" width="683" height="1024" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/09/Capture-decran-2026-09-01-a-17.24.19-683x1024.png 683w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/09/Capture-decran-2026-09-01-a-17.24.19-360x540.png 360w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/09/Capture-decran-2026-09-01-a-17.24.19-1024x1536.png 1024w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/09/Capture-decran-2026-09-01-a-17.24.19-1366x2048.png 1366w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/09/Capture-decran-2026-09-01-a-17.24.19.png 1642w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<h3></h3>
<p style="text-align: center;"><b>Emilie Pigeard : histoires de la nuit </b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">C’est aux Arts décoratifs de Paris que Emilie Pigeard se spécialise dans l’animation. Son film de fin d’études, </span><i><span style="font-weight: 400;">Encore un gros lapin</span></i><span style="font-weight: 400;">, dessine déjà une filmographie où s&#8217;allient avec une grande espièglerie un trait venu tout droit de l’enfance, l’humour de quelqu’un qui semble avoir vécu 100 ans et un sens du rythme impeccable. Après le très célébré</span><i><span style="font-weight: 400;"> Bamboule</span></i><span style="font-weight: 400;">, elle remporte, en 2023, le César du Meilleur Court Métrage d’Animation pour le documentaire animé </span><i><span style="font-weight: 400;">La vie sexuelle de mamie</span></i><span style="font-weight: 400;">, coréalisé avec Urška Djukić. Un film d’utilité publique qui rend compte des violences sexuelles subies par des femmes slovènes dans la première partie du XXe siècle. Emilie Pigeard et Urška Djukić illustrent, avec ce court-métrage, toutes les formes insidieuses et répugnantes que peut prendre la violence, à travers des voix qui portent à la fois le fardeau de la mémoire et la nécessité d’un espoir ravivé. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Un témoignage universel et essentiel qui rend compte avec justesse, de la place de l’intime dans son cinéma. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">C’est dans le XXe arrondissement de Paris dans les bureaux de la société de production Doncvoilà qu’Emilie Pigeard travaille actuellement sur son nouveau projet. Le point de départ de ce court-métrage est le suivant : Emilie parle la nuit. </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-9637" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/09/EncoreUnGrosLapin1.jpg" alt="" width="1000" height="707" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/09/EncoreUnGrosLapin1.jpg 1000w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/09/EncoreUnGrosLapin1-540x382.jpg 540w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><span style="font-weight: 400;">Elle s’explique clairement et distinctement toutes les nuits depuis son enfance. Mais c’est au moment du confinement qu’elle commence à s’enregistrer. Telle une archéologue du crépuscule, elle réalise qu’en effet, elle parle mais aussi et surtout que sa parole est incarnée par différentes personnalités. Elle entame un travail d&#8217;archiviste précis et frénétique afin de classer ces enregistrements pour le moins intrigants. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Elle commence à animer naturellement ces enregistrements, avec des lettres blanches, et l&#8217;accueil de son entourage est unanime : le ressort comique est indéniable. Cette matière infinie prend d’autant plus de relief lorsqu’elle rencontre “Madame sommeil”, autrement dit Isabelle Arnulf qui n’est autre que la mère d’une amie. Grande spécialiste du sommeil à la Salpêtrière, Isabelle Arnulf lui propose d’effectuer un séjour de 48 heures à l&#8217;hôpital. Emilie se dit alors : “ça y est, je suis un cas pour la science que je vais révolutionner avec mon sommeil”. Après 48 heures à la Salpêtrière, branchée à une vingtaine d’électrodes, Madame sommeil lui annonce qu’elle est donc somniloque. Ce n’est pas révolutionnaire, mais c’est un début. Et surtout, c’est une image forte qui sera le point de départ de son prochain court-métrage : celle d’une porte ouverte sur l’enfance.  Il se dit, en effet, que tous les enfants parlent la nuit, le cerveau n’étant pas totalement développé, ils ne font pas encore de distinction entre le jour et la nuit. La porte sur l’enfance d’Emilie serait donc encore entrouverte, assez pour y voir l’aube d’un film. S’élabore alors dans son esprit, quelque chose de l’ordre d’une Alice au pays des merveilles qui vagabonderait dans son inconscient la nuit, incarnée par une ‘mini-Emilie’. Un film pour se parler à soi-même et se retrouver, quelque part entre une rêverie et un combat de chats en bas de la rue.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">C’est sa voix qui compose la bande son du court-métrage et ce sont ses nuits que nous sommes invités à découvrir, avec humour et autodérision. Avec ce film, elle passe d’un témoignage historique à une matière brute, personnelle et intime. Comment opérer ce changement de point de vue, de l’extérieur à l’intérieur ? Nous n’entrons pas dans le sommeil d’Emilie Pigeard par effraction; elle ne ressent aucune timidité à le partager puisqu’elle n&#8217;en a aucun souvenir. Dans l’obscurité de la nuit, ces mots semblent s’agiter comme une voix intérieure que l’on tente de réprimer, par peur qu’elle ne révèle ce qui se murmure au plus profond de nous-mêmes. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">À la frontière du documentaire, les personnages sont à la fois des représentations d’Emilie et de la somniloquie. Son travail visuel s’inspire et se compose de dessins d’enfants. Un style caractérisé par un trait vif, brut et ludique, profondément ancré dans l’urgence émotionnelle de la création. Alors quand Madame sommeil évoque cette porte ouverte, tout s’aligne. </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-9638" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/09/Granny1.jpg" alt="" width="500" height="353" /></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-9650" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/09/Granny4.jpg" alt="" width="500" height="356" /></p>
<p><span style="font-weight: 400;">C’est la fabrication du film qui intéresse le plus Emilie Pigeard. Un héritage de sa formation des Arts Décoratifs qui a donné à son travail “ce souffle-là”. Pour </span><i><span style="font-weight: 400;">Somniloquie</span></i><span style="font-weight: 400;">, se pose la question du médium. Qu’est-ce qui va permettre de raconter cette histoire ? Elle nous dit ne pas prétendre savoir raconter des histoires, mais elle fait des films parce qu’elle a envie de se prouver qu’elle y arrive. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Au départ, c’est son frère qui dessine, alors elle se l’interdit. Emilie se tourne vers des maquettes, des constructions en volume, des châteaux forts. Puis il s’arrête de dessiner, alors c’est bon, la voie est libre. C’est en première qu’elle commence à utiliser le dessin comme moyen d’expression, à la période la plus ingrate pour quiconque a des cheveux gras et des envies d’évasion : l’adolescence. Mais depuis ses 9 ans, Emilie adore raconter des histoires. Elle écrit et pratique le théâtre en se disant que ce serait merveilleux de pouvoir faire ça de sa vie (spoiler : c’est exactement ce qu’il se passe). Cette même fougue et passion pour le récit se confirme pendant ses études. Faire des films devient comme une obsession. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Son premier film était un film de fin d’études. Le second une collaboration avec le scénariste Fabrice Luang-Vija, qu’elle s’approprie totalement. Le troisième une coréalisation. Pour ce 4ème film, elle souhaite revenir à quelque chose de plus personnel. Ce que permet le format du court-métrage. Un processus à la fois long et périlleux mais qui permet à la cinéaste une liberté totale : “Ce support est quand même fou. Si tu veux changer un plan, tu peux. Si tu veux refaire tout ton film tu peux. Il y a cette liberté là dans le court-métrage que j’adore”.</span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9639" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/09/bamboule-1024x578.jpg" alt="" width="1024" height="578" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/09/bamboule-1024x578.jpg 1024w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/09/bamboule-540x305.jpg 540w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/09/bamboule.jpg 1216w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">En parlant de liberté, il y a d’ailleurs dans ses films quelque chose de l’ordre de l’improvisation. Un trait, un ton, un rythme fiévreux. Son cinéma est baigné d’un élan vital d’animer et de réaliser. Une énergie qu’elle va puiser dans des œuvres à la croisée entre la fiction et le documentaire telles que les séries de Nathan Fielder : </span><i><span style="font-weight: 400;">Jury Duty</span></i><span style="font-weight: 400;"> ou </span><i><span style="font-weight: 400;">The Rehearsal</span></i><span style="font-weight: 400;">. Les dispositifs de Fielder mêlent un ancrage hyper réaliste et des dérives scénaristiques disproportionnées. Si bien que les spéctateur.rices se retrouvent en otage dans leur propre canapé, entre fascination et inconfort. C’est cette incertitude vertigineuse et absurde de l&#8217;improvisation qu’Emilie Pigeard apprécie particulièrement. </span>Et pourtant, l’animation ne laisse pas vraiment la place à l’improvisation :<i> </i></p>
<blockquote><p><i>“dans l’animation tu rythmes tout, tu fabriques ton animatique, c’est au minutage près. Mais dans mon processus d&#8217;écriture, j’écris au fur et à mesure et j’y injecte des ressentis, des choses qui font que je retrouve un souffle d’improvisation dedans. Je pense sincèrement que quand on fait vite les choses, ou qu’on fait les choses spontanément, il y a des choses qui sortent de nous sans qu’on s’y attende. Et moi j’ai souvent fait des films assez vite. Mes films ont souvent été des jets créatifs. J’ai réussi à trouver ma patte et mon style comme ça. Même si ça devient de plus en plus difficile d’avoir ça aujourd’hui. Je me considère très chanceuse dans ce milieu où j’ai pu faire mon premier film produit rapidement grâce à l’aide au programme de mon producteur. J’ai pu faire Bamboule avec peu d’argent et toute seule. Puis pour La vie sexuelle de mamie, on a eu 4 mois de résidence à CICLIC et le film était complètement terminé.”</i></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">C’est cette “petite flamme”, celle de la fulgurance de l’instant, qui est parfois difficile à conserver lorsqu’on développe un nouveau projet, confie-t-elle : </span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">“Parfois je commence des petits projets pour retrouver cette flamme créatrice. Je suis toujours à la recherche de résidences courtes grâce auxquelles tu peux partir pendant deux mois ou moins pour travailler. C’est ça qui me nourrit et n’éteint pas ma flamme, comme j’aime le dire”. </span></i></p></blockquote>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9640" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/09/Granny2-982x1024.jpg" alt="" width="982" height="1024" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/09/Granny2-982x1024.jpg 982w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/09/Granny2-518x540.jpg 518w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/09/Granny2.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 982px) 100vw, 982px" />Sur le site internet d’Emilie, un portrait, un visage et un nom intriguent particulièrement : Tata Mimi. Mais qui est-elle ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9641" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/09/tata-mimi1-1024x718.jpg" alt="" width="1024" height="718" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/09/tata-mimi1-1024x718.jpg 1024w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/09/tata-mimi1-540x379.jpg 540w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/09/tata-mimi1.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">Tata Mimi </span></i><span style="font-weight: 400;">est le projet qui lui a donné le style de </span><i><span style="font-weight: 400;">La vie sexuelle de mamie. </span></i><span style="font-weight: 400;">En effet, avant de rencontrer Urška, elle avait commencé à développer un projet aux Arts Décoratifs. Un projet centré autour d’une de ses tantes vivant à côté de Brive-la-Gaillarde dans le Périgord. Emilie nous dresse le portrait de sa tante, un sourire dans la voix. Imaginez le sosie de Maïté. Sa voix qui porte, ses yeux tendres et rieurs et son accent. On la voit et on l’entend. Sa tante a autour de 82 ans aujourd’hui et ce qui occupe le plus clair de son esprit et de son temps, c’est l’amour. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Marquée par une vie maritale au rabais, elle vit depuis la mort de son mari, une seconde jeunesse, plus belle encore que la première. Une jeunesse vécue avec le corps, l’esprit et le cœur d’une femme héritière de douleurs que l’on se transmet comme le patron d’une chemise. Une jeunesse qui garde la légèreté des premiers émois, mais qui sait le bruit que peut faire la violence, et qui sait s’en affranchir. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Sa tante va danser dans les bals et raconte volontiers ses aventures à Emilie, sans timidité. Des témoignages solaires à l’image de son personnage fantasque. Emilie possède énormément de</span><i><span style="font-weight: 400;"> rush</span></i><span style="font-weight: 400;"> d’entretiens. Quand elle rencontre Urška et s’inspire de ses dessins sur </span><i><span style="font-weight: 400;">Tata Mimi</span></i><span style="font-weight: 400;"> pour leur court-métrage. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Emilie nous parle d’une image de son oncle sur le balcon de sa petite maison, carabine à la main. C’était un homme violent. Quand Emilie tente d’en parler à sa tante elle répond : “Oh, c’est pas tes affaires”. Elle était donc aux anges quand sa tante lui rapportait des histoires de nouveaux élus, les yeux pétillants. Mais dans le Périgord, refaire sa vie après le décès de son mari est un déshonneur. Si de nombreux sujets fascinants gravitent autour de ce personnage, il était nécessaire pour la cinéaste de s’affranchir du thème des sexualités des femmes âgées, déjà magnifiquement traité dans son court-métrage. </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9642" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/09/tata-mimi2-1024x718.jpg" alt="" width="1024" height="718" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/09/tata-mimi2-1024x718.jpg 1024w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/09/tata-mimi2-540x379.jpg 540w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/09/tata-mimi2.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9651" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/09/tata-mimi3-1024x720.jpg" alt="" width="1024" height="720" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/09/tata-mimi3-1024x720.jpg 1024w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/09/tata-mimi3-540x380.jpg 540w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/09/tata-mimi3.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le travail d’Emilie Pigeard se décline sous de multiples facettes. Mais quid de l’équilibre de travail d’une réalisatrice de court-métrage aujourd’hui ? Comme de nombreux artistes qui ne vivent pas de leur travail personnel, Emilie travaille sur d’autres projets : </span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">“Venant des Arts Décoratifs qui est une école d’arts plastiques, j’ai plutôt une démarche d’auteure. Pour ce qui concerne les métiers très techniques de l’animation, j’ai toujours un syndrome de l’imposteur. Je me dis que je ne suis pas assez bonne animatrice ou coloriste. Je n’ai pas assez de background. Mais là où je me sens le plus légitime, c’est la réalisation. Depuis quelques années je me dis qu’il faut que j’accepte des postes de réalisation même s’il ne s’agit pas de mes projets. Ce qui est merveilleux c’est qu’on m’en propose.” </span></i></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">En ce moment, Emilie travaille sur </span><i><span style="font-weight: 400;">Max et Plume</span></i><span style="font-weight: 400;">, une série TV de 57&#215;7’ produite par Tchak qui sera diffusée par France Télévisions. Un format exigeant pour un projet développé par le studio hollandais Submarine. Du mois de septembre au mois de décembre, elle partage son temps entre la série TV et l’animatique de son court-métrage chez Doncvoilà. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Elle a aussi travaillé à la colorisation d’Ernest et Célestine 2 et au teaser du prochain long-métrage de Patrick Imbert. Avec la réalisation, la colorisation est peut-être ce qui l’enchante le plus. </span><span style="font-weight: 400;">Mais ce qu’elle préfère animer sont ses projets : </span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">“Je me sens plus à l&#8217;aise dans la réalisation parce que pour moi, réaliser, c’est savoir s’entourer des meilleurs talents et leur donner les conditions pour exprimer pleinement leur potentiel. C’est un rôle dans lequel je me sens à ma place. J’aime imaginer les projets, coordonner les équipes, et faire dialoguer les sensibilités de chacun.”</span></i></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Le cinéma d’Emilie Pigeard chemine vers ce qui compose la vie. L’imprévu, l’absurde, le tragique et le rire. Un cinéma qui sait traduire les voix étouffées de l’histoire, tout comme le fatras cocasse de nuits étonnamment bavardes. Nous attendons patiemment </span><i><span style="font-weight: 400;">Somniloquie</span></i><span style="font-weight: 400;"> et espérons sincèrement que ses projets, ne cessent de voir le jour. </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;">Louise Naudot</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cet article <a href="https://lesfemmessaniment.fr/emilie-pigeard/">Émilie Pigeard &#8211; Réalisatrice et illustratrice, par Louise Naudot</a> est apparu en premier sur <a href="https://lesfemmessaniment.fr">Les Femmes s&#039;Animent</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Anaïs Guillon – Distributrice, par Marie Balaresque</title>
		<link>https://lesfemmessaniment.fr/anais-guillon-distributrice-par-marie-balaresque/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cloë Coutel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jul 2026 15:26:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Distributrice]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lesfemmessaniment.fr/?p=9590</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160; &#160; &#160; Rêver en très grand avec Anaïs Guillon, directrice de la distribution aux Films  du Préau.   &#160; Le grand drame d’Anaïs, c’est qu’elle n’a aucun souvenir de sa&#8230;&#160;<a href="https://lesfemmessaniment.fr/anais-guillon-distributrice-par-marie-balaresque/" rel="bookmark">Tout lire<span class="screen-reader-text">Anaïs Guillon – Distributrice, par Marie Balaresque</span></a></p>
<p>Cet article <a href="https://lesfemmessaniment.fr/anais-guillon-distributrice-par-marie-balaresque/">Anaïs Guillon – Distributrice, par Marie Balaresque</a> est apparu en premier sur <a href="https://lesfemmessaniment.fr">Les Femmes s&#039;Animent</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9593" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-20-a-17.18.32-768x1024.png" alt="" width="768" height="1024" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-20-a-17.18.32-768x1024.png 768w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-20-a-17.18.32-405x540.png 405w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-20-a-17.18.32-1152x1536.png 1152w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-20-a-17.18.32.png 1488w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<h3></h3>
<p style="text-align: center;"><b>Rêver en très grand avec Anaïs Guillon, directrice de la distribution aux Films  du Préau.  </b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le grand drame d’Anaïs, c’est qu’elle n’a aucun souvenir de sa première séance de  cinéma ! Terrible pour la jeune directrice de la distribution des </span><i><span style="font-weight: 400;">Films du Préau</span></i><span style="font-weight: 400;">, qui se  souvient pourtant avoir collectionné la plupart des DVD Disney dans son enfance. Le  véritable « choc d’animation » arrive un peu plus tard, alors qu’elle découvre à la fac  de Nanterre </span><i><span style="font-weight: 400;">Les Aventures du prince Ahmed, </span></i><span style="font-weight: 400;">réalisé par Lotte Reiniger en 1926.  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Entre deux crêpes bretonnes, Anaïs me présente </span><i><span style="font-weight: 400;">Les Films du Préau</span></i><span style="font-weight: 400;">, la société de  distribution de films jeune public, où elle travaille depuis six ans. Fondée en 2000 par  Emmanuelle Chevalier et Marie-Agnès Bourillon, qui constatent alors le manque de  propositions adaptées au très jeune public dans les salles de cinéma, </span><i><span style="font-weight: 400;">Les Films du  Préau </span></i><span style="font-weight: 400;">conçoivent des programmes de courts métrages pour les tout petits (à partir  de 3 ans), et sortent des longs métrages d’animation, de fiction ou documentaire  pour les plus grands (comme le récent </span><i><span style="font-weight: 400;">Fantastique </span></i><span style="font-weight: 400;">réalisé par Marjolijn Prins). </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les programmes sont imaginés autour d’un.e auteur.ice ou d’une thématique (l’hiver, la  nuit, les héroïnes, ou plus récemment la confiance en soi avec </span><i><span style="font-weight: 400;">La grande rêvasion </span></i><span style="font-weight: 400;">de  Rémi Durin), et rassemblent des petites merveilles d’animation dénichées dans le  monde entier. Court-métrages anciens et récents s’y côtoient, mélangeant des  techniques d’animation aussi variées que la laine ou la peinture animée. L’occasion  pour beaucoup d’enfants de vivre leur première séance de cinéma !</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9594" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-20-a-17.21.19-1024x577.png" alt="" width="1024" height="577" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-20-a-17.21.19-1024x577.png 1024w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-20-a-17.21.19-540x304.png 540w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-20-a-17.21.19-1536x865.png 1536w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-20-a-17.21.19-2048x1153.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Après une L3 de théâtre et cinéma au Québec, Anaïs choisit de faire une année de  césure. Portée par l’envie de travailler au plus près des enfants, elle effectue un  premier stage avec une directrice de casting spécialisée dans le casting d’enfants.  Un second stage, cette fois en programmation, l&#8217;amène à pousser la porte des </span><i><span style="font-weight: 400;">Films  du Préau</span></i><span style="font-weight: 400;">. Interrompu par le covid, son stage est coupé en deux. Mais lorsque les  salles rouvrent au printemps, elle est engagée en CDD ; un premier emploi en  programmation avec de plus en plus de missions marketing. Anaïs évolue, devenant  notamment responsable du marketing et de l’édition des DVD (une activité qui  fonctionne encore bien pour les médiathèques). Petit à petit, elle accompagne  Emmanuelle Chevalier dans l’acquisition des films, la lecture des scénarios, les  rencontres avec auteurs et producteurs jusqu’à devenir directrice de la distribution  début 2025.  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Mais la distribution, qu’est-ce que c’est au juste ? Le rôle du distributeur est de faire  le lien entre le film produit et la salle de cinéma. Le distributeur fait en sorte que le  film ait une belle visibilité de par sa communication (affiche, bande-annonce,  publicité…) et sa programmation (dans toute la France). Pour que les spectateurs  entendent parler des films jeune public, plusieurs stratégies sont mises en place par  les </span><i><span style="font-weight: 400;">Films du Préau </span></i><span style="font-weight: 400;">qui travaillent en étroite collaboration avec les salles de cinéma  Art et Essai : sortie autour des vacances scolaires, communication auprès des  parents et grands-parents… Tout est important, chaque détail compte ! Des dossiers  pédagogiques en lien avec les programmes scolaires, des fiches récréatives à faire à  la maison, ou encore des «ciné-discussion» accompagnent chacune des sorties de  films &#8211; le tout en libre téléchargement sur le site des </span><i><span style="font-weight: 400;">Films du Préau</span></i><span style="font-weight: 400;">. L’enjeu est que  les enfants puissent s’exprimer sur les films qu’ils ont vu, à la fin d’une séance de  cinéma, chez eux ou en classe. </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9595" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-20-a-17.22.50-1024x338.png" alt="" width="1024" height="338" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-20-a-17.22.50-1024x338.png 1024w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-20-a-17.22.50-540x178.png 540w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-20-a-17.22.50-1536x507.png 1536w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-20-a-17.22.50-2048x675.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dénicheuse de petits bijoux animés, Anaïs parcourt avec joie les festivals à la  recherche de récits à hauteur d’enfants. Les films ne doivent pas juste être une  distraction mais inviter les enfants à s’interroger sur leurs émotions et à s’ouvrir au  monde qui les entoure. Parfois, comme dans le très beau </span><i><span style="font-weight: 400;">Collocation sauvage  </span></i><span style="font-weight: 400;">d’Armelle Mercat (l’histoire d’une chèvre optimiste qui construit une cabane dans  une jungle habitée par de dangereuses créatures), ce sont les parents qui ont plus  peur que leurs enfants ! Il arrive qu’un coup de cœur donne l’idée d’un programme. «  Les petits singuliers » s’est par exemple formé autour du film </span><i><span style="font-weight: 400;">Le garçon et l’éléphant  </span></i><span style="font-weight: 400;">réalisé par Sonia Gerbeaud, qui raconte l’arrivée dans une classe d’un enfant pas  comme les autres. D’autres fois, c’est l’inverse : il faut trouver LE film qui viendra  compléter une programmation en cours.  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Plusieurs périodes sont attendues et appréciées dans la vie de distributrice jeune  public. La rentrée scolaire est particulièrement excitante : non seulement c’est un  moment idéal pour la sortie de films, mais c’est aussi la saison où l’équipe voit le  fruit de son travail se concrétiser. Avec des yeux pétillants, Anaïs évoque aussi le  moment où, engagée à l’étape du scénario sur un projet, elle reçoit dans sa boîte  mail une première animatique ou une V1 de montage !  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Au moment de proposer un « TOP 3 </span><i><span style="font-weight: 400;">Films du Préau </span></i><span style="font-weight: 400;">» le cœur d’Anaïs se brise : </span><i><span style="font-weight: 400;">trop  difficile de choisir</span></i><span style="font-weight: 400;">, m’avoue-t-elle alors que les crêpes au sucre arrivent. Mais s’il  fallait retenir trois courts métrages à voir absolument, Anaïs nous conseillerait :  </span><i><span style="font-weight: 400;">Cœur fondant </span></i><span style="font-weight: 400;">de Benoît Chieux (le premier film sur lequel elle travaille en 2019).  </span><i><span style="font-weight: 400;">Le gnome et le nuage </span></i><span style="font-weight: 400;">de Filip Diviak et Zuzana Čupová et </span><i><span style="font-weight: 400;">Maman pleut des cordes </span></i><span style="font-weight: 400;">de Hugo de Faucompret  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Au fond de la cour d’un immeuble du XIème arrondissement où sont installés les  bureaux des </span><i><span style="font-weight: 400;">Films du Préau</span></i><span style="font-weight: 400;">, Anaïs se remet au travail après cette petite pause  déjeuner. L’équipe prépare une rentrée à la ferme avec le programme « Un amour  d’épouvantail », que nous pourrons découvrir au cinéma le 23 septembre 2026.  Avant de repartir, Anaïs m’offre autocollants, tatouages et petits carnets sur lesquels  se bousculent la joyeuse ribambelle de personnages colorés, tout droit sortis des </span></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">Films du Préau</span></i><span style="font-weight: 400;">. De quoi continuer de rêver cet été, avec douceur et poésie.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9596" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-20-a-17.23.03-1024x555.png" alt="" width="1024" height="555" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-20-a-17.23.03-1024x555.png 1024w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-20-a-17.23.03-540x293.png 540w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-20-a-17.23.03-1536x832.png 1536w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-20-a-17.23.03-2048x1110.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p style="text-align: right;">Marie Balaresque</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cet article <a href="https://lesfemmessaniment.fr/anais-guillon-distributrice-par-marie-balaresque/">Anaïs Guillon – Distributrice, par Marie Balaresque</a> est apparu en premier sur <a href="https://lesfemmessaniment.fr">Les Femmes s&#039;Animent</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Aurélie Grasso – Agent d&#8217;artistes, par Joelle Oosterlinck</title>
		<link>https://lesfemmessaniment.fr/aurelie-grasso/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cloë Coutel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 15:48:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[agent]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lesfemmessaniment.fr/?p=9452</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160; &#160; &#160; Rendez-vous dans le 2ème arrondissement de Paris pour rencontrer Aurélie Grasso de l’agence Kamaji. Je m’attends à pousser la porte d’un grand bureau, à tomber sur une&#8230;&#160;<a href="https://lesfemmessaniment.fr/aurelie-grasso/" rel="bookmark">Tout lire<span class="screen-reader-text">Aurélie Grasso – Agent d&#8217;artistes, par Joelle Oosterlinck</span></a></p>
<p>Cet article <a href="https://lesfemmessaniment.fr/aurelie-grasso/">Aurélie Grasso – Agent d&#8217;artistes, par Joelle Oosterlinck</a> est apparu en premier sur <a href="https://lesfemmessaniment.fr">Les Femmes s&#039;Animent</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9454" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/05/AURELIE-GRASSO-c-Lionel-Vigourt-768x1024.jpg" alt="" width="768" height="1024" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/05/AURELIE-GRASSO-c-Lionel-Vigourt-768x1024.jpg 768w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/05/AURELIE-GRASSO-c-Lionel-Vigourt-405x540.jpg 405w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/05/AURELIE-GRASSO-c-Lionel-Vigourt-1152x1536.jpg 1152w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/05/AURELIE-GRASSO-c-Lionel-Vigourt.jpg 1536w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<h3></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Rendez-vous dans le 2</span><span style="font-weight: 400;">ème</span><span style="font-weight: 400;"> arrondissement de Paris pour rencontrer Aurélie Grasso de l’agence Kamaji. Je m’attends à pousser la porte d’un grand bureau, à tomber sur une ruche, des téléphones qui sonnent et toute une équipe… Je découvre avec enchantement un petit cocon aux couleurs pastelles. Sur les murs, des enveloppes illustrées par Philippe Duchêne, des cartes de vœux de fin d’année imaginées par différents auteurs graphiques de l’agence  &#8230; Et au milieu de de calme olympien et de ces petits morceaux d’univers : Aurélie Grasso. Seule.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>FAROUCHEMENT INDÉPENDANTE</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Si aujourd’hui Aurélie travaille seule, c’est par choix. C’est une femme qui aime la culture au sens large du terme :  la littérature, la danse, la musique, les tatouages et le cinéma &#8211; du film de niche au gros blockbuster, en passant par le film de genre, avec une tendresse particulière pour les films de zombies. Et qui aime gérer sa barque comme elle l’entend. Pas d’armada, pas de hiérarchie compliquée : une relation directe avec les artistes, un travail au cas par cas, au rythme des projets et des personnalités. Le bonheur aussi de pouvoir gérer son emploi du temps comme elle le veut, elle qui est si attachée à l’équilibre de sa vie professionnelle et de sa vie personnelle.</span></p>
<p><b>KAMAJI</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’agence Kamaji naît en 2011. Son nom est emprunté  à un personnage du film </span><i><span style="font-weight: 400;">Le Voyage de Chihiro</span></i><span style="font-weight: 400;"> d’Hayao Miyazaki. C’est un personnage fantastique garant du bon fonctionnement des bains. C’est grâce à elle que la petite héroïne trouve du travail dans cet univers étrange et inconnu. Et comme ce personnage, Aurélie entend bien aider  ses  artistes à s’épanouir artistiquement et professionnellement.  Pourtant, elle n’avait pas du tout dans l’idée de monter sa propre société… </span></p>
<p><b>FLASH-BACK</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 2001, Aurélie a vingt ans et poursuit ses études, débutées à Montpellier, à Paris</span><i><span style="font-weight: 400;">.</span></i><span style="font-weight: 400;"> Un mémoire, puis un DEA en arts du spectacle, avec une spécialité en esthétique du cinéma. À ce moment-là, elle sait qu’elle veut travailler dans le domaine du cinéma et de l’audiovisuel. Mais quoi précisément ? Mystère… Alors elle explore. Et enchaîne les expériences.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">D’abord deux stages comme attachée presse. Qui lui plaisent beaucoup. Puis un CDD chez Nicole Cann, agent d’artistes. Aurélie n’a alors aucune idée de ce en quoi consiste ce métier. Qu’importe ! L’important c’est justement d’apprendre ! </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Elle découvre la relation particulière de Nicole Cann avec ses talents &#8211; beaucoup de réalisateurs et réalisatrices &#8211; la façon dont elle les accompagne, défend leurs projets, négocie leurs contrats et valorise leur travail. Et puis un jour, Nicole lui propose de la rejoindre comme collaboratrice, en CDI. Nous sommes en 2005. Aurélie a presque vingt-quatre ans. Elle dit oui. Oui à tout ! </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le même été, elle signe son contrat, décroche son DEA et… se marie !</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pendant les dix années qui suivent, elle apprend le métier auprès de « sa mentor ». Sa vie personnelle n’est pas remise en cause par ce travail prenant, bien au contraire, il y a une bienveillance et une sécurité très rassurantes. Une première fille naît, puis une seconde. Et alors qu’elle est enceinte de la plus jeune, une idée commence à germer.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Que pourrait-elle apporter de neuf à l’agence ? </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Aurélie a grandi avec le Club Dorothée. En tant que spectatrice, elle aime beaucoup les films et séries d’animation. Son mémoire de maîtrise portait sur le film </span><i><span style="font-weight: 400;">Ghost in the Shell</span></i><span style="font-weight: 400;"> de Mamoru Oshii, son DEA sur « la mise en scène des idéaux dans un corpus de dessins animés japonais réalistes ». « À l’époque, il n’y avait que l’agence Quelle Belle Histoire qui s’intéressait vraiment à l’animation. Le terrain était donc presque « vierge ». Une idée s’impose d’elle-même : développer une section animation.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pendant sa grossesse, elle rencontre des auteurs et autrices littéraires et graphiques dont elle affectionne le travail. Elle se présente, explique ce que peut apporter un agent, et écoute. Elle veut comprendre ce dont ils ont besoin.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Et la voilà qui revient de son congé maternité tout sourire à l’agence. Sa première fille a trois ans, la seconde trois mois. Prête à lancer cette nouvelle activité qu’elle défend auprès de Nicole Cann ! Qui ne voit pas les choses de cette façon… Elle pense qu’il est temps qu’elle vole de ses propres ailes. « Et elle a eu bien raison ! »  dit Aurélie aujourd’hui.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Aurélie monte donc son agence. Elle sait qu’elle peut  compter sur sa mentor si elle a une question. Ne lui reste plus qu’à trouver ses talents…</span></p>
<p><b>LES 80</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Aujourd’hui, son agence en compte plus de 80 ! Des artistes graphiques, des scénaristes, des réalisatrices, des réalisateurs, des directrices et directeurs d’écriture, qui sont en province, à Paris et, pour quelques-uns, à l’étranger. Ceux de ses tout débuts &#8211; Sophie Decroisette, Jérôme Mouscadet, Diane Morel, Hervé Benedetti, Nicolas Robin, Arthur Qwak, etc. – sont encore là. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Concrètement, Aurélie négocie leurs contrats en amont et en suit l’exécution (paiements, respect des engagements, etc.). Elle n’est pourtant pas juriste de formation mais, avec l’expérience, elle a appris à lire entre les lignes. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Elle accompagne également ses talents dans leur carrière au sens large. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Aurélie peut leur proposer du travail – les sociétés de production font régulièrement appel à elle –, lire leurs projets personnels, les orienter et les mettre en relation avec les producteurs qu’elle trouve les plus pertinents. Elle travaille aussi à élargir leurs réseaux : en les présentant à de nouveaux partenaires, ou en créant des rencontres au sein même de l’agence. Deux fois par an, une fois à Paris et une fois à Annecy, elle organise à cet effet un moment festif pour rassembler tout ce beau monde.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Au quotidien, le contact est constant. Des cafés, des déjeuners, et beaucoup de téléphone. Certains ont besoin de conseils pragmatiques (négociations en cours, questions sur leur statut, leurs impôts, etc.), d’autres aiment discuter longuement de leur choix de carrière, ils ont besoin de cet autre regard. Il n’y a aucune règle : il faut s’adapter à chacun.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Au fil des années, Aurélie a élargi sa palette : son cœur de métier reste l’animation, mais elle accompagne également des talents en prises de vue réelles. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Elle constate qu’il y a aujourd’hui une demande croissante pour des femmes réalisatrices, une évolution dont elle se réjouit. Elle aimerait qu’il y en ait encore plus et, qu’en règle générale, il y ait davantage de femmes à des postes à responsabilités. « Elles sont là ! Et pas que pour des films de niche ! ». Dans son agence,  il y a délibérément des réalisatrices aux profils très différents. Celles qui maîtrisent le « japanim », celles qui travaillent la 3D, celles qui affectionnent les films d’auteur ou les films de genre, ou encore celles qui dirigent des films « qui tabassent » (comprendre plus action et mainstream). Elle ne veut pas de cette idée de « films de garçons d’un côté et de films de filles de l’autre ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Aujourd’hui Aurélie n’a dans son agence que des gens dont elle admire profondément le travail et, tout naturellement, certains sont devenus ses amis. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Mais quand même… 80 artistes toute seule…</span></p>
<p>Joelle Oosterlinck</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cet article <a href="https://lesfemmessaniment.fr/aurelie-grasso/">Aurélie Grasso – Agent d&#8217;artistes, par Joelle Oosterlinck</a> est apparu en premier sur <a href="https://lesfemmessaniment.fr">Les Femmes s&#039;Animent</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Louise Naudot</title>
		<link>https://lesfemmessaniment.fr/louise-naudot/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine VERDIER]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 14:31:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bureau]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lesfemmessaniment.fr/?p=9448</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mon premier rendez-vous avec le cinéma eut lieu sur les chaînes du service public, le second dans les sièges rouges écarlates du cinéma d’art et d’essai L’Utopia. Depuis, c&#8217;est l&#8217;amour&#8230;&#160;<a href="https://lesfemmessaniment.fr/louise-naudot/" rel="bookmark">Tout lire<span class="screen-reader-text">Louise Naudot</span></a></p>
<p>Cet article <a href="https://lesfemmessaniment.fr/louise-naudot/">Louise Naudot</a> est apparu en premier sur <a href="https://lesfemmessaniment.fr">Les Femmes s&#039;Animent</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Mon premier rendez-vous avec le cinéma eut lieu sur les chaînes du service public, le second dans les sièges rouges écarlates du cinéma d’art et d’essai L’Utopia. Depuis, c&#8217;est l&#8217;amour fou. Passionnée d’image, de mise en scène, de son et de toute la magie qui naît de leur rencontre, je suis particulièrement attachée à la pluralité des regards, des récits et des représentations au sein de nos industries culturelles. Je suis convaincue que célébrer le travail des femmes, œuvrer pour la pérennité de leur émergence et lutter contre les inégalités structurelles relève d&#8217;un devoir moral et politique. Après trois années passées au sein de sociétés de production indépendantes puis à la Direction du Cinéma, des fictions internationales et jeunes adultes de France Télévisions, j&#8217;occupe avec joie le poste de Chargée de mission Culture au Festival international du film d’animation d’Annecy. J&#8217;ai été lectrice pour Le Grec (Groupe de Recherches et d&#8217;Essais Cinématographiques) et rédactrice pour des médias et fanzines indépendants comme Mauvais Magazine et Le Gospel.</p>
<p>Cet article <a href="https://lesfemmessaniment.fr/louise-naudot/">Louise Naudot</a> est apparu en premier sur <a href="https://lesfemmessaniment.fr">Les Femmes s&#039;Animent</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Deborah Jernival</title>
		<link>https://lesfemmessaniment.fr/deborah-jernival/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine VERDIER]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 14:28:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bureau]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lesfemmessaniment.fr/?p=9445</guid>

					<description><![CDATA[<p>Je suis chargée de développement chez TNZPV Productions depuis 2022, où j’accompagne le développement de projets d’animation, de l’écriture à la structuration de production. Diplômée en gestion de projets audiovisuels,&#8230;&#160;<a href="https://lesfemmessaniment.fr/deborah-jernival/" rel="bookmark">Tout lire<span class="screen-reader-text">Deborah Jernival</span></a></p>
<p>Cet article <a href="https://lesfemmessaniment.fr/deborah-jernival/">Deborah Jernival</a> est apparu en premier sur <a href="https://lesfemmessaniment.fr">Les Femmes s&#039;Animent</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis chargée de développement chez TNZPV Productions depuis 2022, où j’accompagne le développement de projets d’animation, de l’écriture à la structuration de production.<br />
Diplômée en gestion de projets audiovisuels, j’ai débuté en agence de communication avant de rejoindre le CNC, où je me suis spécialisée dans les enjeux juridiques du secteur. J’ai également exercé comme community manager indépendante, développant une approche à la fois stratégique et créative des projets.</p>
<p>Cet article <a href="https://lesfemmessaniment.fr/deborah-jernival/">Deborah Jernival</a> est apparu en premier sur <a href="https://lesfemmessaniment.fr">Les Femmes s&#039;Animent</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Coline Lacire</title>
		<link>https://lesfemmessaniment.fr/coline-lacire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine VERDIER]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 14:23:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bureau]]></category>
		<category><![CDATA[Non classifié(e)]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lesfemmessaniment.fr/?p=9442</guid>

					<description><![CDATA[<p>Responsable des programmes de résidences dédiées à l’animation Do Not Disturb à Arles, je développe des dispositifs d’accompagnement pour les auteurs et autrices de projets d’animation. Titulaire d’un master en&#8230;&#160;<a href="https://lesfemmessaniment.fr/coline-lacire/" rel="bookmark">Tout lire<span class="screen-reader-text">Coline Lacire</span></a></p>
<p>Cet article <a href="https://lesfemmessaniment.fr/coline-lacire/">Coline Lacire</a> est apparu en premier sur <a href="https://lesfemmessaniment.fr">Les Femmes s&#039;Animent</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Responsable des programmes de résidences dédiées à l’animation Do Not Disturb à Arles, je développe des dispositifs d’accompagnement pour les auteurs et autrices de projets d’animation. Titulaire d’un master en Histoire de l’art, j’ai débuté ma vie professionnelle dans le secteur de l’art contemporain. En 2022, j’ai participé à la création de la résidence d’écriture Do Not Disturb, dont j’assure aujourd’hui la direction.</p>
<p>Cet article <a href="https://lesfemmessaniment.fr/coline-lacire/">Coline Lacire</a> est apparu en premier sur <a href="https://lesfemmessaniment.fr">Les Femmes s&#039;Animent</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sandra Desmazières – Réalisatrice et Scénariste, par Emmanuelle Tiêu </title>
		<link>https://lesfemmessaniment.fr/sandra-desmazieres-realisatrice-et-scenariste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cloë Coutel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 13:28:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Réalisatrice]]></category>
		<category><![CDATA[scenariste]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lesfemmessaniment.fr/?p=9379</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160; &#160; &#160; SANDRA DESMAZIERES   &#62; Réalisatrice, Scénariste, Directrice de la photo, Scripte, Décors, Animation, Effets spéciaux, Graphiste,  Storyboardeuse, Création graphique, coloriste   La couleur. On pourrait commencer par la couleur.&#8230;&#160;<a href="https://lesfemmessaniment.fr/sandra-desmazieres-realisatrice-et-scenariste/" rel="bookmark">Tout lire<span class="screen-reader-text">Sandra Desmazières – Réalisatrice et Scénariste, par Emmanuelle Tiêu </span></a></p>
<p>Cet article <a href="https://lesfemmessaniment.fr/sandra-desmazieres-realisatrice-et-scenariste/">Sandra Desmazières – Réalisatrice et Scénariste, par Emmanuelle Tiêu </a> est apparu en premier sur <a href="https://lesfemmessaniment.fr">Les Femmes s&#039;Animent</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-9380" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.11.png" alt="" width="730" height="800" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.11.png 730w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.11-493x540.png 493w" sizes="auto, (max-width: 730px) 100vw, 730px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<h3></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">SANDRA DESMAZIERES  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">&gt; Réalisatrice, Scénariste, Directrice de la photo, Scripte, Décors, Animation, Effets spéciaux, Graphiste,  Storyboardeuse, Création graphique, coloriste  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La couleur. On pourrait commencer par la couleur. Le travail de Sandra n’existerait pas sans la couleur vert  d’eau et ce qui s’y accorde ou contraste. Alors que dans sa formation, elle est d’abord à l’Ecole Duperré et  aimerait travailler le textile, elle bifurque une fois entrée à l’ENSAD en 1997 et se tourne vers le cinéma  d’animation pour s’exprimer pleinement. Ce qui l’attire est cette concordance des images, du son, du  mouvement. Elle a été marquée par ce premier exercice de cinq lignes qu’on lui demande de faire évoluer  par des dessins successifs en animation sur papier. Elle comprend et aime cet art de la transformation qu’on  retrouvera dans chacun de ses films. Le textile, pourtant, n’est jamais loin : dans les images que Sandra  nous offre, il est toujours question de motifs, de tissages et métissages des couleurs qui se superposent ou  se frôlent délicatement.  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans son premier film “Sans Queue ni tête” (2003), les jeux de couleur vibratoires, à l’huile, débordant du  cadre, viennent soutenir la narration : le quotidien difficile d’une caissière, inspiré de son expérience de  vendeuse en supermarché durant ses études. Le vermillon côtoie un vert-bleu délavé qui pose les bases du  nuancier qu’on lui connaît et qui reviendra dans l’ensemble de ses films en proportions diverses.  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans “Le thé de l’oubli” (2008), le rouge teinte l’ensemble du film. Il y est question du devenir des âmes  errantes dans la culture asiatique. Le rythme, bien que toujours fluide, pulse rouge, sang, vie et  réincarnation.  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour “Bao” (2012), le bleu froid domine. Une grande sœur responsable de son jeune frère Bao perd la  vue dans un accident de train et ne retrouve plus son frère. Le bleu semble renvoyer à la saison hivernale, et à la sensation liée à la mort des yeux de la grande sœur, fruit d’une peur qui a traversé Sandra un  instant.  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Quant au film “Comme un Fleuve” (2021), l’élément “eau” associé aux multiples bleus, y est central. L’eau  est conductrice et motrice du récit de séparation de deux sœurs, dont l’une parvient à fuir le Vietnam au  sortir de la guerre. Les intérieurs verts d’eau colorés du Vietnam des années 70 se déclinent et vont </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">chercher les contrastes avec des motifs comme les flamboyants, ces arbres aux fleurs rouges vif,  emblématiques du Saigon de ces années-là. Puis les bleus se succèdent : bleu-mer des océans que  traversent les boat-people, bleu-gris plus froid du Canada, terre d’exil pour les protagonistes de l’histoire.  Ces histoires ne sont pas complètement autobiographiques, mais sans doute inspirées par les origines  vietnamiennes de Sandra, constituant des fictions à partir d’éléments familiaux, de récits de proches, de  voyages. Les scènes vietnamiennes du film ont sans doute été inspirées par l’expérience de son voyage au  Vietnam, en 1997, elle y note les couleurs, les textures, les motifs.  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans “Fille de l’eau” (2025), elle explore les dimensions psychologiques de l’eau et de ses bleus. S’y  développe l&#8217;histoire des pêcheuses d’ormeaux, coquillages, poulpes, inspirées des plongeuses japonaises ou coréennes et celle particulière d’une de ces femmes qui connait un amour et la perte d’un  enfant à naître. Les sensations, les émotions prennent vie avec l’eau, les fluides, les bleus et les profondeurs de l’océan. C&#8217;est un bleu sauvage, indépendant.  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le travail de la couleur est donc un point de départ et d’arrivée dans les films de Sandra. En tant  qu’auteure, elle parvient à conjuguer les images inspirantes et les mots, récits personnels ou entendus en  scénarios originaux. Elle y joue des transitions, des transformations, une image en amenant une autre. Il y a  alors cette combinaison du soi, de la grande Histoire et celles singulières de ses personnages. Le montage  évolue sans cesse, est repensé pour aller dans le sens d’une poésie visuelle et servir le propos du film. Pour  la spectatrice ou le spectateur, l&#8217;idée est de se laisser porter par le rythme et la fluidité du film, comme  l’écoute d’une musique visuelle. Ce sont des films qui se regardent plusieurs fois : parfois on y interroge les  fins ouvertes, les suggestions ; parfois on se laisse davantage porter par l’univers, les tonalités, les  ambiances, les sons ; parfois on accompagne le personnage dans sa quête, dans sa détresse, dans sa joie  et ses émotions. La grande sensibilité des films de Sandra se tourne vers un public qui vient chercher la  singularité, l’inattendu, la poésie dans le cinéma d’animation. On y va pour voir comment Sandra va nous  raconter une autre histoire. Aussi pudique soit-elle quand il s&#8217;agit de parler de ses films, ils parlent pour elle.  Le mystère qui enveloppe le film au sortir de la séance est à méditer encore et encore, en infusion.  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les prochains projets seront plus longs, l’un prolonge l’histoire d’un enfant à naître, de la volonté, du  parcours de la PMA, et vient explorer ce qui s’y passe à l&#8217;extérieur &#8211; dans l’hôpital &#8211; et l’intérieur au creux, en  creux dans les émotions du personnage, de sa traversée solitaire et personnelle. Nous attendons les  nouveaux récits de Sandra avec une douce impatience. Nous attendons les nouveaux récits de Sandra. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Emmanuelle Tiêu </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9381" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.19-1024x541.png" alt="" width="1024" height="541" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.19-1024x541.png 1024w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.19-540x285.png 540w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.19-1536x812.png 1536w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.19.png 1722w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9382" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.26-1024x492.png" alt="" width="1024" height="492" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.26-1024x492.png 1024w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.26-540x259.png 540w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.26-1536x738.png 1536w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.26.png 1724w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9383" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.33-1024x539.png" alt="" width="1024" height="539" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.33-1024x539.png 1024w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.33-540x284.png 540w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.33-1536x809.png 1536w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.33.png 1720w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p>Cet article <a href="https://lesfemmessaniment.fr/sandra-desmazieres-realisatrice-et-scenariste/">Sandra Desmazières – Réalisatrice et Scénariste, par Emmanuelle Tiêu </a> est apparu en premier sur <a href="https://lesfemmessaniment.fr">Les Femmes s&#039;Animent</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Amélie Harrault – Réalisatrice et Scénariste, par Juliette Olieu</title>
		<link>https://lesfemmessaniment.fr/amelie-harrault-realisatrice-et-scenariste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cloë Coutel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 09:49:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Réalisatrice]]></category>
		<category><![CDATA[scenariste]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lesfemmessaniment.fr/?p=9280</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160; &#160; &#160; Confortablement installée sur son canapé à Angoulême, Amélie Harrault, fan invétérée de Shakespeare, de Théophile Gautier et de la littérature et peinture du XIXe siècle, m’a livré&#8230;&#160;<a href="https://lesfemmessaniment.fr/amelie-harrault-realisatrice-et-scenariste/" rel="bookmark">Tout lire<span class="screen-reader-text">Amélie Harrault – Réalisatrice et Scénariste, par Juliette Olieu</span></a></p>
<p>Cet article <a href="https://lesfemmessaniment.fr/amelie-harrault-realisatrice-et-scenariste/">Amélie Harrault – Réalisatrice et Scénariste, par Juliette Olieu</a> est apparu en premier sur <a href="https://lesfemmessaniment.fr">Les Femmes s&#039;Animent</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9281" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Amelie-Harrault-583x1024.jpg" alt="" width="583" height="1024" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Amelie-Harrault-583x1024.jpg 583w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Amelie-Harrault-308x540.jpg 308w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Amelie-Harrault-875x1536.jpg 875w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Amelie-Harrault-1167x2048.jpg 1167w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Amelie-Harrault-scaled.jpg 1458w" sizes="auto, (max-width: 583px) 100vw, 583px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<h3></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Confortablement installée sur son canapé à Angoulême, Amélie Harrault, fan invétérée de Shakespeare, de Théophile Gautier et de la littérature et peinture du XIXe siècle, m’a livré une partie de son expérience et de ses anecdotes. Celles-là mêmes qui l’ont menée à devenir réalisatrice de films d’animation. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ayant grandi entourée de livres d’art, et admiratrice du travail de Modigliani, Amélie se passionne très tôt pour l’art. Dès l’adolescence, elle se forme au dessin et à la peinture, et obtient un bac d’arts appliqués. Quand vient le temps de choisir sa voie, elle hésite entre la restauration de tableaux ou travailler dans l’animation. Après avoir exploré les différentes écoles, elle écarte la première option, ne se pensant pas assez solide en mathématiques et en sciences pour pouvoir y prétendre. C’est ainsi qu’elle opte pour une année d’histoire de l’art avant d’entrer aux Beaux-arts de Toulouse. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">C’est dans la ville rose, qu’elle découvre les VHS, les courts-métrages d’art et d’essai et qu’elle commence à tester différents médiums de manière intuitive : photo par photo, peinture sur verre… Ces expérimentations nourrissent son envie de se spécialiser dans l’animation qu’elle considère comme une discipline complète. Elle réalise alors que ce qui l’enthousiasme vraiment c’est de raconter des histoires, graphiquement et par le son, et de pouvoir jouer avec les images à sa guise : monter, démonter et remonter. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 2005, c’est tout naturellement qu’Amélie tente le concours de l’EMCA, qu’elle réussit. Elle y étudie pendant deux ans et développe son univers personnel. Elle y fait également la rencontre de futurs collaborateurs comme le réalisateur Serge Elissalde et le producteur Olivier Catherin qui lui apprennent d’anciennes techniques d’animation. A la fin de ses études, elle a l’idée d’un court-métrage autour de la figure d’une femme des années 1920,</span><i><span style="font-weight: 400;">“Mademoiselle Kiki et les Montparnos”</span></i><span style="font-weight: 400;">. </span>Elle m’en dit plus sur son état d’esprit de l’époque :</p>
<blockquote><p><i>“A la fin de l’école, j&#8217;avais ce court métrage en tête. Je ne savais pas encore si je continuerais dans l&#8217;animation, car je n&#8217;avais pas un profil technique pour rentrer dans des studios classiques. C’était &#8220;Soit ça marche, je vais réussir à le faire, soit je me retire.&#8221; Il y a toujours cette sensation de ne pas être dans le moule classique</i>.”</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9288 aligncenter" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Kiki-1024x436.jpg" alt="" width="1024" height="436" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Kiki-1024x436.jpg 1024w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Kiki-540x230.jpg 540w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Kiki-1536x654.jpg 1536w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Kiki.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Elle persiste pourtant et ce premier film, produit par la société les Trois Ours (qui n’existe plus maintenant), signe le commencement de l’aventure du court-métrage : </span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">“« Mademoiselle Kiki&#8230; » a pris plusieurs années, j’ai beaucoup travaillé sur les ruptures graphiques pour donner une vision kaléidoscopique de ce personnage et du milieu qui l’entourait. A l’époque, mon envie était d’utiliser très peu de numérique; je me suis donc tournée vers l’animation traditionnelle papier, de l’encre, de la peinture sur verre, du papier découpé pour mélanger les registres. Ensuite, « Kiki » a eu beaucoup de succès. J’ai eu la chance de recevoir un César du meilleur court-métrage d’animation en 2014. C’était incroyable, je ne m’y attendais pas du tout. Je crois que j’ai mis deux ans avant de vraiment le réaliser. C’était assez dingue et le recevoir pour un premier projet était d’autant plus déstabilisant. C’est une reconnaissance mais on ne sait jamais si derrière il y aura autre chose, si ce n’était pas juste la chance du débutant.”</span></i><span style="font-weight: 400;">.</span></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Elle est ensuite rapidement recommandée par une connaissance à la société de production Silex Films qui cherche une réalisatrice pour une série adaptée de la trilogie &#8220;</span><i><span style="font-weight: 400;">Bohèmes</span></i><span style="font-weight: 400;">&#8220;, &#8220;</span><i><span style="font-weight: 400;">Libertad</span></i><span style="font-weight: 400;">!&#8221;, &#8220;</span><i><span style="font-weight: 400;">Minuit</span></i><span style="font-weight: 400;">”, de Dan Franck. Elle rencontre Judith Nora et son équipe après la projection de “</span><i><span style="font-weight: 400;">Mademoiselle Kiki et les Montparnos</span></i><span style="font-weight: 400;">” au festival Off de la BD d’Angoulême. Entre Amélie Harrault et Judith Nora, le courant passe directement. Si bien que quelques jours après leur première rencontre, la productrice l’appelle et lui confirme le projet </span><i><span style="font-weight: 400;">&#8220;C’est bon, c’est toi, on y va.&#8221;.  </span></i><span style="font-weight: 400;">Ce projet de commande, qui deviendra plus tard « </span><i><span style="font-weight: 400;">Les Aventuriers de l’art moderne</span></i><span style="font-weight: 400;"> » est une série de 6&#215;52 mélangeant archives documentaires et animation.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le choix est porté sur une co-réalisation pour assurer la partie archives : les trois premiers épisodes sont co-réalisés avec Pauline Gaillard et les trois derniers avec Valérie Loiseleux. Amélie y trouve une continuité logique de ses précédents travaux, notamment avec l’évocation de l’art dans le Paris du XXe siècle. Reste un nouveau défi à relever : former un dialogue entre l’archive et l’animation. Pour cela, il a fallu trouver la bonne plasticité et les bons codes entre l’animation traditionnelle et le numérique afin de donner vie à l’écriture de Dan Franck, nourrie d’arches narratives et de cliffhangers.</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://www.youtube.com/watch?v=eo9Pdg1RIyg"><span style="font-weight: 400;">Extrait Les Aventuriers de l&#8217;Art Moderne</span></a><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Après le court-métrage et la série, vient le temps du clip. En 2016, Amélie est appelée pour réaliser un clip de la chanson de Calogéro</span><i><span style="font-weight: 400;"> “Le monde moderne”.</span></i><span style="font-weight: 400;"> La seule indication donnée est d’avoir des clins d&#8217;œil à Jules Verne et pour le reste, elle a carte blanche ! Elle s’amuse. Au bout de deux-trois mois, ce projet, encore une fois singulier, prend vie. </span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://www.youtube.com/watch?v=gfkdKmtk6I4"><span style="font-weight: 400;">Calogero &#8211; Le monde moderne</span></a></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Fort du succès des “</span><i><span style="font-weight: 400;">Aventuriers de l’art moderne</span></i><span style="font-weight: 400;">”, Silex Films qui a désormais son studio dédié à l’animation, Silex Animation, reprend les mêmes clés et réunit à nouveau Amélie Harrault et Dan Franck pour un nouveau projet. Ce dernier a l’idée originale de traiter de la période des romantiques en France en se concentrant sur des figures emblématiques comme Delacroix, Dumas, Sand. Arte, déjà partenaire des </span><i><span style="font-weight: 400;">“Aventuriers de l’art moderne”</span></i><span style="font-weight: 400;">, embarque de nouveau dans l’aventure, donnant beaucoup de libertés à l’équipe. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cette fois-ci, le défi est tout autre : la masse et la richesse de la matière iconographique se heurtent à l’absence totale d’archives filmées, compte tenu de l’époque traitée. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La série se fera donc totalement en animation pour trouver un nouveau langage visuel et redonner vie à la peinture, l’Histoire et la littérature de l’époque.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le travail de recherche prend alors une part importante de la vie d’Amélie. Elle se plonge dans les lectures et les visites de musées. Amélie et son équipe, une quarantaine de personnes, ont dû recourir à des stratagèmes pour montrer l’évolution des personnages sur une quarantaine d’années et la transformation de la ville de Paris. Avec ce projet, Amélie franchit un cap en passant au numérique. </span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">“C’était ma</span><i><span style="font-weight: 400;"> volonté dès le début. Quand on a décidé de faire &#8220;L&#8217;Armée des Romantiques&#8221;, je me suis dit : &#8220;Je ne vois pas comment tenir le volume. La peinture sur verre, ça va être compliqué de le faire à grande échelle.&#8221; Il y avait la question du rendu graphique mais surtout la question des outils qu&#8217;on allait pouvoir mettre en place pour faciliter le travail avec des milliers d’images en couleurs à corriger rapidement. Je suis super contente de l’avoir fait, cela a permis une certaine souplesse et pour les décorateurs de multiplier les différentes techniques d’animation. Sans ce passage au numérique, on n’aurait pas pu faire la série de la même manière, ça a permis aussi d’utiliser des archives numériques et des gravures sur lesquelles on pouvait repeindre directement..”</span></i><span style="font-weight: 400;">.</span></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">L’écriture est donc travaillée différemment en se basant sur une voix-off qui permet de broder le narratif autour. Amélie s’entoure de nouveau de Valérie Loiseleux et elles ajoutent Juliette Drouet et Daumier à la liste des personnages clés, souhaitant avec ce dernier faire la part belle à la caricature. Elles sont rejointes en cours de fabrication par Céline Ronté qui apporte la structure et la cohérence au récit. A elles trois et avec l’aide d’Etienne Kurylo, le mari d’Amélie, elles balisent les lieux pertinents pour la série et retravaillent la voix-off afin de la rendre moins documentaire et plus incarnée pour le grand public. Ensemble, ils construisent des ponts entre l’époque racontée et l’époque actuelle, en portant un regard neuf sur les œuvres. Ce travail de longue haleine, a demandé sept ans à Amélie, entre le développement de la bible graphique, le storyboard et la fabrication et a nécessité plus de deux milles décors et une quinzaine de personnages. La série est diffusée fin 2024 sur Arte.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9287" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Armee-des-romantiques-1024x435.png" alt="" width="1024" height="435" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Armee-des-romantiques-1024x435.png 1024w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Armee-des-romantiques-540x230.png 540w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Armee-des-romantiques-1536x653.png 1536w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Armee-des-romantiques.png 1920w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">S’estimant chanceuse de sa relation privilégiée avec ses productrices, Amélie apprécie d’avoir une vraie relation de collaboration sur des projets complexes, se sentant libre de proposer des idées peu conventionnelles. Elle aime retrouver, au fil de ses projets, ses médiums de prédilection comme la peinture et la voix-off. Cela lui permet de créer des effets de surprise et de faire tomber les barrières entre les différents registres pour s’amuser avec le spectateur. Ayant à cœur de transmettre au public chaque œuvre qu’elle réalise, elle apprécie de pouvoir continuer d’apprendre tout en apprenant aux autres.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Amélie Harrault est actuellement en train de développer un nouveau projet qu’on sait déjà singulier. </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<p>Cet article <a href="https://lesfemmessaniment.fr/amelie-harrault-realisatrice-et-scenariste/">Amélie Harrault – Réalisatrice et Scénariste, par Juliette Olieu</a> est apparu en premier sur <a href="https://lesfemmessaniment.fr">Les Femmes s&#039;Animent</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Marie de Banville – Directrice d&#8217;écriture et Scénariste, par San Bah</title>
		<link>https://lesfemmessaniment.fr/marie-de-banville-scenariste-par-san-bah/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine VERDIER]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2025 15:04:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[scenariste]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lesfemmessaniment.fr/?p=9153</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160; En 2024, deux SANIs, Série Animée Non Identifiée déferlent sur nos écrans. Tobie Lolness et Petite Casbah ! L’ambition est titanesque sur les deux projets : le premier dans&#8230;&#160;<a href="https://lesfemmessaniment.fr/marie-de-banville-scenariste-par-san-bah/" rel="bookmark">Tout lire<span class="screen-reader-text">Marie de Banville – Directrice d&#8217;écriture et Scénariste, par San Bah</span></a></p>
<p>Cet article <a href="https://lesfemmessaniment.fr/marie-de-banville-scenariste-par-san-bah/">Marie de Banville – Directrice d&#8217;écriture et Scénariste, par San Bah</a> est apparu en premier sur <a href="https://lesfemmessaniment.fr">Les Femmes s&#039;Animent</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-9191" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/07/marie-de-banville-nouvelle-photo-1-400x650-1.jpg" alt="" width="400" height="650" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/07/marie-de-banville-nouvelle-photo-1-400x650-1.jpg 400w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/07/marie-de-banville-nouvelle-photo-1-400x650-1-332x540.jpg 332w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 2024, deux SANIs, Série Animée Non Identifiée déferlent sur nos écrans. </span><i><span style="font-weight: 400;">Tobie Lolness</span></i><span style="font-weight: 400;"> et </span><i><span style="font-weight: 400;">Petite Casbah</span></i><span style="font-weight: 400;"> ! L’ambition est titanesque sur les deux projets : le premier dans un style aquarelle veut adapter l’épopée, en très long feuilleton, du roman éponyme de Timothée de Fombelle. Le second est une série familiale qui narre l’arrivée d’une enfant des montagnes à Alger, en 1955, alors que gronde la guerre d’Algérie.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Quelles sont les plumes derrière ces propositions extraordinaires ?</span></p>
<p><em><strong>La réponse nous conduit à la rencontre d’une professionnelle hors pair. Scénariste à l’humour déjanté, aficionada des projets d’envergure, directrice d’écriture d’exception, voici le portrait de Marie de Banville.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<h3></h3>
<h3 style="text-align: center;"><b>Marie de Banville, des racines littéraires et un regard sociologique </b></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Marie de Banville grandit près de Saint-Etienne entre des colonnes de bouquins pour enfants. Sa mère, poète et formatrice à l’Ecole Normale d’Instituteurs en possède des caisses qui s’éparpillent dans la maison. Ces albums développent sa curiosité.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Loin du monde de l’animation, les graines qui nourrissent sa sensibilité sont déjà plantées. Marie cultive son goût pour la lecture et l’illustration jeunesse, et aiguise son œil sur les rapports sociaux. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Attirée par le monde qui l’entoure, influencée par son père chercheur en socio-économie, elle se forme à la réalisation documentaire à l’ESAV, une école autogérée toulousaine. Son premier film s’inscrit dans le réel. Dans </span><span style="font-weight: 400;">     </span><span style="font-weight: 400;">“Perruque, bricole et compagnie”, la réalisatrice met en lumière une pratique ouvrière : “</span><i><span style="font-weight: 400;">faire de la perruque, c’est détourner des outils de travail pour fabriquer des choses pour soi, durant son temps de travail. Cette pratique clandestine est en réalité une caisse de résonances, sociologiques, artistiques et de revanche sociale</span></i><span style="font-weight: 400;"> ”.</span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-9216" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/07/Capture-d_ecran-2025-03-09-120825.png" alt="" width="891" height="490" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/07/Capture-d_ecran-2025-03-09-120825.png 891w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/07/Capture-d_ecran-2025-03-09-120825-540x297.png 540w" sizes="auto, (max-width: 891px) 100vw, 891px" /></p>
<p style="text-align: center;"><i><span style="font-weight: 400;">“Perruque, bricole et compagnie” © Marie de banville</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ce regard sur le monde s&#8217;avère précieux dans le développement de </span><i><span style="font-weight: 400;">Petite Casbah</span></i> <span style="font-weight: 400;">… mais il est encore trop tôt pour en parler. Il faut d’abord comprendre comment Marie atterrit dans l’animation…</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Après ses études, Marie trouve un travail dans un studio de post-production. Elle fait le montage de voix déjà enregistrées pour une série de dessin animé</span><i><span style="font-weight: 400;">. “</span></i><i><span style="font-weight: 400;">J’y ai acquis le jargon et les connaissances du biotope de l’animation, qui m&#8217;ont permis de travailler ensuite en production.</span></i><span style="font-weight: 400;">” Très douée pour monter les dossiers et coordonner le développement, Marie travaille quelques mois comme assistante de production chez Millimages, puis pour diverses missions de production, y compris pour des films institutionnels ou du documentaire.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 2001, une rencontre décisive marque son parcours.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<h3></h3>
<h3 style="text-align: center;"><b>Marie de Banville, au premier plan des projets ambitieux et uniques</b></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Par une amie, Marie apprend qu’une “personnalité forte de la production” recherche une assistante : il s’agit de Dora Benousilio, fondatrice de la société de production </span><i><span style="font-weight: 400;">Les films de l’Arlequin</span></i><span style="font-weight: 400;">. Productrice visionnaire, Dora Benousilio finit alors la série de dessin animé au principe alors inédit : les adaptations fidèles des albums </span><i><span style="font-weight: 400;">des Belles histoire de Pomme d’Api</span></i><span style="font-weight: 400;">. Sous forme d’une collection<span style="color: #9900ff;"><em><strong>*</strong></em></span></span><span style="font-weight: 400;">, le projet mêle des récits variés au sein d’un même projet d’animation. Au sein des Films de l&#8217;Arlequin, Marie est en charge de lire des romans jeunesse pour choisir les huit spéciaux de la collection intitulée </span><i><span style="font-weight: 400;">Les grands textes de l’Enfance</span></i><span style="font-weight: 400;">. Cela lui permet de côtoyer des auteurs et réalisateurs quand la collection entre en production. </span><i><span style="font-weight: 400;">Verte, Cheval Soleil, Catfish Blues</span></i><span style="font-weight: 400;"> ou encore </span><i><span style="font-weight: 400;">L’oeil du loup</span></i><span style="font-weight: 400;">… et autres perles de la littérature jeunesse. </span><i><span style="font-weight: 400;">“Cette expérience de l’adaptation d’univers singuliers résonne bien sûr avec Petite Casbah, Tobie Lolness, ou La rivière à l’envers sur lesquels j’ai travaillé ensuite »</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Inattendue, l’occasion d’écrire se présente lorsque Marie tombe enceinte et que Dora ne veut pas se séparer d’une alliée si précieuse. Elle lui propose d&#8217;écrire des scénarios pour </span><i><span style="font-weight: 400;">Une minute au Musée, </span></i><span style="font-weight: 400;">le nouveau projet de série qu’elle lance avec </span><i><span style="font-weight: 400;">Je suis bien content </span></i><span style="font-weight: 400;">et la </span><i><span style="font-weight: 400;">Réunion des Musées Nationaux.</span></i><span style="font-weight: 400;"> Signant sept épisodes, la scénariste est lancée. Elle se perfectionne en co-écrivant sur de grands projets de série de fiction notamment </span><i><span style="font-weight: 400;">Qui Pro Quo</span></i><span style="font-weight: 400;"> ou </span><i><span style="font-weight: 400;">Térranova</span></i><span style="font-weight: 400;">, récompensés au Fond d’Aide à l’Innovation (FAI<span style="color: #9900ff;"><em><strong>**</strong></em></span></span><span style="font-weight: 400;">). Puis elle se recentre sur l’animation. Son réseau développé à Millimages l’aide considérablement à travailler. Elle écrit sur une quinzaine de séries allant de</span><i><span style="font-weight: 400;"> T’choupi </span></i><span style="font-weight: 400;">à</span><i><span style="font-weight: 400;"> Mandarine and Cow </span></i><span style="font-weight: 400;">ou encore </span><i><span style="font-weight: 400;">Les Crumpets<span style="color: #9900ff;"><strong>***</strong></span></span></i><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans cette dernière série unique en son genre, elle développe un humour débridé, en vogue à la télévision. </span><i><span style="font-weight: 400;">« [Les Crumpets est] une série qui met en scène une grand-mère mythomane qui </span></i><span style="font-weight: 400;"> </span><i><span style="font-weight: 400;">raconte avoir fait des braquages, avoir pris de la drogue. Les parents</span></i> <i><span style="font-weight: 400;">sont eux aussi complètement barrés. La dernière série 12-14 ans à la télé, l’ultime écho de l’esprit Canal !».</span></i><span style="font-weight: 400;"> Mais surtout, après avoir finalisé le développement, la société 4.21 propose à Marie d&#8217;assurer la direction d’écriture de la série.</span></p>
<pre><span style="font-size: 8pt; color: #9900ff;"><em><strong>*</strong></em> <span style="font-weight: 400;">Concept de collection repris aujourd’hui dans </span><i><span style="font-weight: 400;">La Cabane à Histoire</span></i><span style="font-weight: 400;"> (produit par Dandelooo et Caribara Production, réalisé par Célia Rivière) ; 
</span>ou <i>Yétili</i> (produit par Darjeeling, créé par Séverine Gégauff-Lebrun). 
<strong><em>** </em></strong>Récompense sélective du CNC.
<em><strong>***</strong> </em><span style="font-weight: 400;">L’un des enjeux d’écriture sur Crumpets est la panoplie de personnages : la famille se compose de 142 enfants. </span>Avec Nadège Girardot, son binôme de longue date, Marie de Banville écrit plusieurs épisodes de développement pour incarner la bible et aider les scénaristes à s’imprégner rapidement de l’univers. </span></pre>
<p><span style="font-weight: 400;">Un moment charnière. Après des années de collaborations intenses, belles, complexes, toxiques, riches, distantes, ou épanouissantes, elle mesure les défis managériaux du milieu</span><span style="font-weight: 400;">. Comment assurer un cadre stimulant la créativité, dans un processus de développement fluide ? La question n’est pas simple. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Heureusement, elle se l’est posée peu avant : sentant qu’elle a envie de superviser des équipes de scénaristes, elle s’est formée au coaching. Grâce à ces outils de management d’équipes, elle optimise les décisions à chaque étape, intégrant notamment le réalisateur en amont pour garantir une vision cohérente. Son approche porte ses fruits : elle sera la directrice d’écriture des </span><i><span style="font-weight: 400;">Crumpets</span></i><span style="font-weight: 400;">, durant trois saisons.</span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9217" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/07/Capture-d_ecran-2025-03-09-122455-1024x570.png" alt="" width="1024" height="570" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/07/Capture-d_ecran-2025-03-09-122455-1024x570.png 1024w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/07/Capture-d_ecran-2025-03-09-122455-540x301.png 540w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/07/Capture-d_ecran-2025-03-09-122455.png 1219w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Comme tout parcours, celui de Marie se compose aussi de projets qui ne lui correspondent plus et de coups de foudre.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 2019,</span> <span style="font-weight: 400;">elle en a même deux ! Après des années à s&#8217;investir dans des projets qui lui ressemblent de plus en plus, voilà que deux séries qui lui collent parfaitement à la peau, viennent naturellement à sa rencontre !</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<h3></h3>
<h3 style="text-align: center;"><strong>Tobie Lolness et Petite casbah, deux projets magiques</strong></h3>
<p><i><span style="font-weight: 400;">Tobie Lolness</span></i><span style="font-weight: 400;"> est une série hors norme dans l&#8217;animation jeunesse : fresque très dense, feuilletonnante, ambitieuse.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Avec Anne-Claire Lehembre, future directrice littéraire de la série, Marie conçoit la bible, avec ses arches, ses thématiques qui structurent les épisodes. Le voyage de notre héros est jonché d’étapes : l’éveil, le deuil, l’altérité… qu’il faut traiter avec subtilité. Ces secrets de fabrication nourrissent le plaisir d’écrire de Marie qui puise dedans le sens de l’histoire. Elle se réjouit de développer des récits &#8220;éducatifs&#8221;.</span> <span style="font-weight: 400;">L’animation jeunesse intelligente, c’est son créneau !</span></p>
<p><b>Mais « le projet de sa vie » c’est bien Petite Casbah !</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pourquoi ? Parce qu’il y a une règle quand on travaille : « Projet, équipe, argent. Il faut au moins se retrouver dans deux… Et là, il y a les trois !». </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’équipe de production a une vision claire de la série : Darjeeling contacte Alice Zeniter pour qu’elle conçoive une série jeunesse avec, pour cadre, la guerre d’Algérie, destinée à un public familial. L’écrivaine, accompagnée d’Alice Carré, metteuse en scène, construit une première bible originale, touchante, politique, qui promet une série inédite. Marie de Banville et Jean Regnaud sont alors appelés pour co-diriger l’écriture : </span><i><span style="font-weight: 400;">« Il y avait tout, mais pas forcément dans l’ordre ou dans le rythme.»</span></i><span style="font-weight: 400;"> Les arches narratives et le comique des personnages sont retravaillés avec les autrices. Puis, occupées par leurs passions respectives, les Alice laissent Marie écrire les épisodes, tandis que Jean Régnaud conserve la direction d’écriture.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Portée par une équipe soudée, une même barque pour tous les acteurs de l’aventure, et une direction d’écriture affirmée, “Petite Casbah” trouve sa cohérence et un équilibre précieux, là où de nombreux projets tanguent sous le poids d’un sujet sensible, de conflits internes ou d&#8217;un manque de vision commune. La série voit le jour en 2024 sur FranceTV et Okoo. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Marie maîtrise l&#8217;art de transformer des idées ambitieuses en de belles histoires, alliant créativité et rigueur. Son talent réside dans sa capacité à guider des équipes et à structurer des récits complexes tout en conservant leur essence. À travers son travail, elle prouve que l’animation peut être un terrain d&#8217;expérimentations audacieuses.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Marie de Banville contribue à ouvrir la voie vers un renouveau créatif dans l’animation jeunesse qui résonne avec son époque.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<h3><b>&gt; BONUS </b><span style="font-weight: 400;">:</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><b></b></h3>
<p><em><b>Ses séries coups de cœur</b></em></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><i><span style="font-weight: 400;">Les Grandes Grandes Vacances</span></i><span style="font-weight: 400;"> : &#8220;</span><i><span style="font-weight: 400;">Une référence en animation jeunesse, intelligente et ancrée dans un très bel univers.</span></i><span style="font-weight: 400;">&#8221; </span> <span style="font-weight: 400;"><br />
</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><i><span style="font-weight: 400;">Partie de campagne</span></i><span style="font-weight: 400;"> : &#8220;</span><i><span style="font-weight: 400;">J’ai adoré travailler dessus ! Une série originale et un peu décalée, avec des personnages réalistes post-Covid : des parents qui se séparent, une maman célibataire vivant dans une yourte&#8230;Très contemporain !</span></i><span style="font-weight: 400;">&#8221; </span> <span style="font-weight: 400;"><br />
</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><i><span style="font-weight: 400;">La Mesias</span></i><span style="font-weight: 400;"> (fiction) : &#8220;</span><i><span style="font-weight: 400;">Un regard puissant sur le rapport à une mère toxique</span></i><span style="font-weight: 400;">.&#8221; </span></li>
</ul>
<p><b>Ses conseils aux jeunes scénaristes</b></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Se demander si ce métier est fait pour soi : &#8220;</span><i><span style="font-weight: 400;">C’est un métier risqué, long et laborieux, sans star system. Il peut se passer des années entre l’écriture et la diffusion&#8230; “Même avec Tobie et Petite Casbah, je ne suis pas sous les projecteurs</span></i><span style="font-weight: 400;"> !&#8221;</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">S’engager dès le début vers ce qui nous parle vraiment : « </span><i><span style="font-weight: 400;">[l’Animation] fonctionne par grandes familles, mieux vaut aller vers ce qu’on aime, ce qui nous transporte, dès le départ, pour évoluer dans le sillon qui nous épanouit.</span></i><span style="font-weight: 400;">»</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></li>
</ul>
<p><em><b>Liens</b></em></p>
<ul>
<li><em><span style="font-weight: 400;">Tobie Lolness :</span><a href="https://www.france.tv/enfants/neuf-douze-ans/tobie-lolness/"> <span style="font-weight: 400;">https://www.france.tv/enfants/neuf-douze-ans/tobie-lolness/</span></a></em></li>
<li><em><span style="font-weight: 400;">Petite Casbah :</span><a href="https://www.france.tv/france-4/petite-casbah/"> <span style="font-weight: 400;">https://www.france.tv/france-4/petite-casbah/</span></a></em></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cet article <a href="https://lesfemmessaniment.fr/marie-de-banville-scenariste-par-san-bah/">Marie de Banville – Directrice d&#8217;écriture et Scénariste, par San Bah</a> est apparu en premier sur <a href="https://lesfemmessaniment.fr">Les Femmes s&#039;Animent</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Véronique Encrenaz – Directrice du MIFA Annecy Festival, par Delphine Nicolini</title>
		<link>https://lesfemmessaniment.fr/veronique-encrenaz-directrice-du-mifa-annecy-festival-par-delphine-nicolini/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine VERDIER]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Jun 2025 16:21:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lfa.antoineverdier.com/?p=9079</guid>

					<description><![CDATA[<p>En 2025, l’association Les Femmes s’Animent fête ses 10 ans.  Véronique Encrenaz, la directrice du MIFA (Marché International du Film d’Animation), nous accompagne, nous soutient et nous encourage depuis le&#8230;&#160;<a href="https://lesfemmessaniment.fr/veronique-encrenaz-directrice-du-mifa-annecy-festival-par-delphine-nicolini/" rel="bookmark">Tout lire<span class="screen-reader-text">Véronique Encrenaz – Directrice du MIFA Annecy Festival, par Delphine Nicolini</span></a></p>
<p>Cet article <a href="https://lesfemmessaniment.fr/veronique-encrenaz-directrice-du-mifa-annecy-festival-par-delphine-nicolini/">Véronique Encrenaz – Directrice du MIFA Annecy Festival, par Delphine Nicolini</a> est apparu en premier sur <a href="https://lesfemmessaniment.fr">Les Femmes s&#039;Animent</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">En 2025, l’association Les Femmes s’Animent fête ses 10 ans. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Véronique Encrenaz, la directrice du MIFA (Marché International du Film d’Animation), nous accompagne, nous soutient et nous encourage depuis le 1er jour ; elle est un des rouages essentiels à nos actions lors du festival. Pour cet anniversaire, son portrait s’impose comme une évidence.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">&#8212;&#8212;-</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Passionnée par les langues, Véronique se destinait à la traduction mais ce métier très solitaire ne lui correspond finalement pas. Elle aime voyager, elle aime les rencontres, ce n’est pas dans sa nature de travailler seule. Grâce à une petite annonce, elle intègre Président Films, société de vente de films à l’étranger, auprès de Jacques-Eric Strauss avec qui elle découvre le monde du cinéma. Elle y reste 13 ans.</span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">&#8220;Il avait une incroyable capacité à créer du lien. J’ai beaucoup appris auprès de lui et gardé l’importance de la relation à l’autre pour travailler en confiance et en transparence. C’est la clé de tout.&#8221; </span></i></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Quand la société est vendue à France Télévisions Distribution, elle y reste deux ans avant de décider de quitter Paris et de s’installer avec sa famille à Annecy.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Piquée par le virus du cinéma, c’est tout naturellement qu’elle frappe à la porte du festival d’Annecy et propose ses services en tant que bénévole. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 2003, la situation financière du marché du film est très préoccupante et l’équipe doit faire de grosses coupes budgétaires. Est décidé, entre autres, de se passer de climatisation sous les tentes. Pas de chance, c’est l’année de la canicule et tout le monde déserte le marché en raison de la chaleur suffocante ! </span><i><span style="font-weight: 400;">&#8220;Inutile de dire que l’année suivante, en 2004, c’était la cata. Personne ne voulait revenir.” </span></i><span style="font-weight: 400;">dit-elle en rigolant. Si le marché ne fonctionne pas mieux, le CNC menace même de réduire les financements. Malgré quelques fidèles qui restent à bord, l’avenir du MIFA est plus qu’incertain. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Michaël Marin, responsable du développement commercial du Mifa à ce moment-là (et aujourd’hui directeur général de Citia) la remarque pour son expérience passée chez Président Films, et lui propose en 2005 de rejoindre l’équipe du MIFA. Ensemble, ils réfléchissent à comment restructurer et rendre plus attractif le marché. Ils prennent leur bâton de pèlerin pour reconquérir les sociétés et institutions qui doutaient de la pertinence d’un marché du film à Annecy. :</span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">&#8220;</span></i><i><span style="font-weight: 400;">il fallait les convaincre que le marché était LE bon endroit pour rencontrer des partenaires, présenter des projets, les vendre, monter des coproductions. Petit à petit, année après année, nous avons reconquis la confiance des acteurs décisifs en proposant de nouveaux espaces dédiés aux nouvelles techniques, la VR, le jeu vidéo et l’IA, le développement des pitchs, des masterclasses, des sessions de recrutement pour rencontrer de nouveaux talents, de nouveaux lieux de rencontres comme le Mifa Campus destinés aux é</span></i><i><span style="font-weight: 400;">tudiant.es</span></i><i><span style="font-weight: 400;">, …&#8221;</span></i></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Aujourd’hui, les responsables d’acquisition des chaînes, des plateformes et des sociétés de distribution sont invités par le MIFA et attirent par conséquent de plus en plus de sociétés de production françaises et étrangères favorisant le développement de la coproduction. Autant de briques qui, année après année, ont contribué à en faire un lieu incontournable. &#8220;</span><i><span style="font-weight: 400;">car un marché qui stagne, c’est un marché moribond. Il ne faut jamais se reposer sur ses lauriers et nous sommes obligés de toujours avoir une vision à 2/3 ans.&#8221;</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Entre deux éditions, Véronique se rend dans différents festivals et différents pays pour mettre en place de nouveaux partenariats ou maintenir les existants. C’est ainsi que se développent par exemple les « pitchs partenaires » qui permettent à ceux qui ne sont pas sélectionnés ainsi qu’à d’autres pays, de venir pitcher leurs projets devant une audience professionnelle pendant la semaine du festival.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">C’est grâce à cela que nous nous sommes retrouvées sur les festivals d’Animarkt à Lotz et de Ventana Sur à Buenos Aires et j’ai vu combien les gens aiment Véronique, son regard, sa bienveillance et sa capacité de contact. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La crise n’a pas vraiment affecté le Mifa et certains pays d’Europe viennent de plus en plus nombreux, prennent de plus gros stands et montrent plus de contenus. Le marché grossit également avec l’Afrique qui arrive et l’Asie qui est encore plus présente. Il y a plus de 110 pays présents sur le marché.</span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">“La bulle du Covid était anormale. Il n’y avait plus que l’animation qui marchait. Tout le monde voulait faire de l’animation ! Il fallait fournir, fournir, fournir. Puis la bulle a éclaté. Cela a malheureusement causé beaucoup de dégâts dans les studios. La France a été particulièrement touchée car c’est le plus gros fabricant d’animation. On ne reviendra plus au même niveau qu’avant, mais on aspire à retrouver une situation pérenne. Il va falloir se réadapter. Les chaînes et les plateformes vont petit à petit avoir épuisé leurs contenus et je pense qu’elles vont être obligées de commander de nouveaux programmes. On espère que 2026 sera l’année où le marché redémarre vraiment.”</span></i></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Véronique est très concernée par la place des femmes et le sujet de la parité dans l’animation. </span><i><span style="font-weight: 400;">&#8220;Dans les sélections au festival, il est difficile d’atteindre la parité car les œuvres sont choisies pour leur qualité. Peu importe qu’elles soient réalisées par des femmes ou des hommes. Notre levier est de pousser les femmes à présenter leurs projets, à se rendre plus visibles</span></i><span style="font-weight: 400;">. </span><i><span style="font-weight: 400;">Par contre, dans la sélection de projets pour les pitchs MIFA, la parité est un peu plus facile à atteindre car on est au tout début des projets. Cette année, [2025] nous avons la parité parfaite sur l’ensemble des projets sélectionnés, avec des disparités selon le format : plus de femmes en documentaire, plus de femmes en courts-métrages, parité sur les longs-métrages mais pas sur les séries. Ceci est très variable d’une année sur l’autre car en 2024, c’était l’inverse pour les longs et séries. Pour les conférences et les rencontres, la parité dans les intervenant·es est imposée. Pas toujours évident sur des sujets autour de la tech ou des VFX majoritairement masculins. On doit alors trouver des intervenantes qui ont souvent moins envie ou ne sentent pas capables d’être au-devant de la scène, alors qu’elles s’avèrent parfaites !&#8221;</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les Femmes s’Animent a été créé à Annecy en 2015. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La prise de conscience avait déjà eu lieu aux Etats-Unis avec </span><i><span style="font-weight: 400;">Women in Animation</span></i><span style="font-weight: 400;"> et Michaël Marin avait alors souhaité se rapprocher des deux associations. En 2016, le MIFA a offert aux associations de femmes, une tribune d’une journée, le </span><i><span style="font-weight: 400;">Women Summit</span></i><span style="font-weight: 400;">, qui propose des conférences et des tables rondes sur les sujets de la parité, de la représentation, du futur de l’animation…</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 2024, Véronique a permis à LFA d’organiser en partenariat avec le Lab-Femmes de Cinéma, un atelier de réflexion sur la place des femmes dans l’animation en Europe. Une première pierre même si les chiffres manquent encore. </span><i><span style="font-weight: 400;">&#8220;Cette année [2025], l’Observatoire Européen sera présent au festival pour rendre compte des chiffres sur le long-métrage. Nous aimerions publier également une étude sur les séries d’ici deux ans. Il faut profiter des 10 ans de LFA et des 40 ans du festival pour proposer plus d’actions.” </span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cela fait 20 ans que Véronique Encrenaz travaille au MIFA et elle aime toujours autant son métier. </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">&#8221; J’aime la relation aux autres, j’aime le fait de revoir chaque année des gens avec qui on a tissé des liens. C’est formidable. Je ne suis pas une bavarde, j’aime plutôt écouter. J’aime écouter les besoins des gens, des professionnel·les pour mieux les accompagner et leur proposer de nouvelles actions. Et je suis toujours épatée de voir que l’équipe du marché est toujours partante pour réfléchir et continuer à améliorer l’édifice. Je crois que si j’ai cette passion pour mon travail, c’est également que je vois ce que cela apporte de positif de voir tous ces films aboutis. Cela représente un tel travail de faire un film qu’au MIFA, on est toujours enthousiastes pour accompagner à la fois l’industrie, les professionnels et les créateurs en étant présents à tous les niveaux et sur toutes les techniques.&#8221;</span></i></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cet article <a href="https://lesfemmessaniment.fr/veronique-encrenaz-directrice-du-mifa-annecy-festival-par-delphine-nicolini/">Véronique Encrenaz – Directrice du MIFA Annecy Festival, par Delphine Nicolini</a> est apparu en premier sur <a href="https://lesfemmessaniment.fr">Les Femmes s&#039;Animent</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
