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	<title>Les Femmes s&#039;Animent</title>
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	<description>Promouvoir les femmes dans le métier de l&#039;animation.</description>
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	<title>Les Femmes s&#039;Animent</title>
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	<item>
		<title>Aurélie Grasso – Agent d&#8217;artistes, par Joelle Oosterlinck</title>
		<link>https://lesfemmessaniment.fr/aurelie-grasso/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cloë Coutel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 15:48:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[agent]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; &#160; &#160; Rendez-vous dans le 2ème arrondissement de Paris pour rencontrer Aurélie Grasso de l’agence Kamaji. Je m’attends à pousser la porte d’un grand bureau, à tomber sur une&#8230;&#160;<a href="https://lesfemmessaniment.fr/aurelie-grasso/" rel="bookmark">Tout lire<span class="screen-reader-text">Aurélie Grasso – Agent d&#8217;artistes, par Joelle Oosterlinck</span></a></p>
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<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9454" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/05/AURELIE-GRASSO-c-Lionel-Vigourt-768x1024.jpg" alt="" width="768" height="1024" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/05/AURELIE-GRASSO-c-Lionel-Vigourt-768x1024.jpg 768w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/05/AURELIE-GRASSO-c-Lionel-Vigourt-405x540.jpg 405w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/05/AURELIE-GRASSO-c-Lionel-Vigourt-1152x1536.jpg 1152w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/05/AURELIE-GRASSO-c-Lionel-Vigourt.jpg 1536w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></p>
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<h3></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Rendez-vous dans le 2</span><span style="font-weight: 400;">ème</span><span style="font-weight: 400;"> arrondissement de Paris pour rencontrer Aurélie Grasso de l’agence Kamaji. Je m’attends à pousser la porte d’un grand bureau, à tomber sur une ruche, des téléphones qui sonnent et toute une équipe… Je découvre avec enchantement un petit cocon aux couleurs pastelles. Sur les murs, des enveloppes illustrées par Philippe Duchêne, des cartes de vœux de fin d’année imaginées par différents auteurs graphiques de l’agence  &#8230; Et au milieu de de calme olympien et de ces petits morceaux d’univers : Aurélie Grasso. Seule.</span></p>
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<p><b>FAROUCHEMENT INDÉPENDANTE</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Si aujourd’hui Aurélie travaille seule, c’est par choix. C’est une femme qui aime la culture au sens large du terme :  la littérature, la danse, la musique, les tatouages et le cinéma &#8211; du film de niche au gros blockbuster, en passant par le film de genre, avec une tendresse particulière pour les films de zombies. Et qui aime gérer sa barque comme elle l’entend. Pas d’armada, pas de hiérarchie compliquée : une relation directe avec les artistes, un travail au cas par cas, au rythme des projets et des personnalités. Le bonheur aussi de pouvoir gérer son emploi du temps comme elle le veut, elle qui est si attachée à l’équilibre de sa vie professionnelle et de sa vie personnelle.</span></p>
<p><b>KAMAJI</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’agence Kamaji naît en 2011. Son nom est emprunté  à un personnage du film </span><i><span style="font-weight: 400;">Le Voyage de Chihiro</span></i><span style="font-weight: 400;"> d’Hayao Miyazaki. C’est un personnage fantastique garant du bon fonctionnement des bains. C’est grâce à elle que la petite héroïne trouve du travail dans cet univers étrange et inconnu. Et comme ce personnage, Aurélie entend bien aider  ses  artistes à s’épanouir artistiquement et professionnellement.  Pourtant, elle n’avait pas du tout dans l’idée de monter sa propre société… </span></p>
<p><b>FLASH-BACK</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 2001, Aurélie a vingt ans et poursuit ses études, débutées à Montpellier, à Paris</span><i><span style="font-weight: 400;">.</span></i><span style="font-weight: 400;"> Un mémoire, puis un DEA en arts du spectacle, avec une spécialité en esthétique du cinéma. À ce moment-là, elle sait qu’elle veut travailler dans le domaine du cinéma et de l’audiovisuel. Mais quoi précisément ? Mystère… Alors elle explore. Et enchaîne les expériences.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">D’abord deux stages comme attachée presse. Qui lui plaisent beaucoup. Puis un CDD chez Nicole Cann, agent d’artistes. Aurélie n’a alors aucune idée de ce en quoi consiste ce métier. Qu’importe ! L’important c’est justement d’apprendre ! </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Elle découvre la relation particulière de Nicole Cann avec ses talents &#8211; beaucoup de réalisateurs et réalisatrices &#8211; la façon dont elle les accompagne, défend leurs projets, négocie leurs contrats et valorise leur travail. Et puis un jour, Nicole lui propose de la rejoindre comme collaboratrice, en CDI. Nous sommes en 2005. Aurélie a presque vingt-quatre ans. Elle dit oui. Oui à tout ! </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le même été, elle signe son contrat, décroche son DEA et… se marie !</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pendant les dix années qui suivent, elle apprend le métier auprès de « sa mentor ». Sa vie personnelle n’est pas remise en cause par ce travail prenant, bien au contraire, il y a une bienveillance et une sécurité très rassurantes. Une première fille naît, puis une seconde. Et alors qu’elle est enceinte de la plus jeune, une idée commence à germer.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Que pourrait-elle apporter de neuf à l’agence ? </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Aurélie a grandi avec le Club Dorothée. En tant que spectatrice, elle aime beaucoup les films et séries d’animation. Son mémoire de maîtrise portait sur le film </span><i><span style="font-weight: 400;">Ghost in the Shell</span></i><span style="font-weight: 400;"> de Mamoru Oshii, son DEA sur « la mise en scène des idéaux dans un corpus de dessins animés japonais réalistes ». « À l’époque, il n’y avait que l’agence Quelle Belle Histoire qui s’intéressait vraiment à l’animation. Le terrain était donc presque « vierge ». Une idée s’impose d’elle-même : développer une section animation.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pendant sa grossesse, elle rencontre des auteurs et autrices littéraires et graphiques dont elle affectionne le travail. Elle se présente, explique ce que peut apporter un agent, et écoute. Elle veut comprendre ce dont ils ont besoin.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Et la voilà qui revient de son congé maternité tout sourire à l’agence. Sa première fille a trois ans, la seconde trois mois. Prête à lancer cette nouvelle activité qu’elle défend auprès de Nicole Cann ! Qui ne voit pas les choses de cette façon… Elle pense qu’il est temps qu’elle vole de ses propres ailes. « Et elle a eu bien raison ! »  dit Aurélie aujourd’hui.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Aurélie monte donc son agence. Elle sait qu’elle peut  compter sur sa mentor si elle a une question. Ne lui reste plus qu’à trouver ses talents…</span></p>
<p><b>LES 80</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Aujourd’hui, son agence en compte plus de 80 ! Des artistes graphiques, des scénaristes, des réalisatrices, des réalisateurs, des directrices et directeurs d’écriture, qui sont en province, à Paris et, pour quelques-uns, à l’étranger. Ceux de ses tout débuts &#8211; Sophie Decroisette, Jérôme Mouscadet, Diane Morel, Hervé Benedetti, Nicolas Robin, Arthur Qwak, etc. – sont encore là. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Concrètement, Aurélie négocie leurs contrats en amont et en suit l’exécution (paiements, respect des engagements, etc.). Elle n’est pourtant pas juriste de formation mais, avec l’expérience, elle a appris à lire entre les lignes. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Elle accompagne également ses talents dans leur carrière au sens large. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Aurélie peut leur proposer du travail – les sociétés de production font régulièrement appel à elle –, lire leurs projets personnels, les orienter et les mettre en relation avec les producteurs qu’elle trouve les plus pertinents. Elle travaille aussi à élargir leurs réseaux : en les présentant à de nouveaux partenaires, ou en créant des rencontres au sein même de l’agence. Deux fois par an, une fois à Paris et une fois à Annecy, elle organise à cet effet un moment festif pour rassembler tout ce beau monde.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Au quotidien, le contact est constant. Des cafés, des déjeuners, et beaucoup de téléphone. Certains ont besoin de conseils pragmatiques (négociations en cours, questions sur leur statut, leurs impôts, etc.), d’autres aiment discuter longuement de leur choix de carrière, ils ont besoin de cet autre regard. Il n’y a aucune règle : il faut s’adapter à chacun.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Au fil des années, Aurélie a élargi sa palette : son cœur de métier reste l’animation, mais elle accompagne également des talents en prises de vue réelles. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Elle constate qu’il y a aujourd’hui une demande croissante pour des femmes réalisatrices, une évolution dont elle se réjouit. Elle aimerait qu’il y en ait encore plus et, qu’en règle générale, il y ait davantage de femmes à des postes à responsabilités. « Elles sont là ! Et pas que pour des films de niche ! ». Dans son agence,  il y a délibérément des réalisatrices aux profils très différents. Celles qui maîtrisent le « japanim », celles qui travaillent la 3D, celles qui affectionnent les films d’auteur ou les films de genre, ou encore celles qui dirigent des films « qui tabassent » (comprendre plus action et mainstream). Elle ne veut pas de cette idée de « films de garçons d’un côté et de films de filles de l’autre ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Aujourd’hui Aurélie n’a dans son agence que des gens dont elle admire profondément le travail et, tout naturellement, certains sont devenus ses amis. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Mais quand même… 80 artistes toute seule…</span></p>
<p>Joelle Oosterlinck</p>
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		<title>Louise Naudot</title>
		<link>https://lesfemmessaniment.fr/louise-naudot/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine VERDIER]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 14:31:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bureau]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mon premier rendez-vous avec le cinéma eut lieu sur les chaînes du service public, le second dans les sièges rouges écarlates du cinéma d’art et d’essai L’Utopia. Depuis, c&#8217;est l&#8217;amour&#8230;&#160;<a href="https://lesfemmessaniment.fr/louise-naudot/" rel="bookmark">Tout lire<span class="screen-reader-text">Louise Naudot</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Mon premier rendez-vous avec le cinéma eut lieu sur les chaînes du service public, le second dans les sièges rouges écarlates du cinéma d’art et d’essai L’Utopia. Depuis, c&#8217;est l&#8217;amour fou. Passionnée d’image, de mise en scène, de son et de toute la magie qui naît de leur rencontre, je suis particulièrement attachée à la pluralité des regards, des récits et des représentations au sein de nos industries culturelles. Je suis convaincue que célébrer le travail des femmes, œuvrer pour la pérennité de leur émergence et lutter contre les inégalités structurelles relève d&#8217;un devoir moral et politique. Après trois années passées au sein de sociétés de production indépendantes puis à la Direction du Cinéma, des fictions internationales et jeunes adultes de France Télévisions, j&#8217;occupe avec joie le poste de Chargée de mission Culture au Festival international du film d’animation d’Annecy. J&#8217;ai été lectrice pour Le Grec (Groupe de Recherches et d&#8217;Essais Cinématographiques) et rédactrice pour des médias et fanzines indépendants comme Mauvais Magazine et Le Gospel.</p>
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		<item>
		<title>Deborah Jernival</title>
		<link>https://lesfemmessaniment.fr/deborah-jernival/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine VERDIER]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 14:28:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bureau]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je suis chargée de développement chez TNZPV Productions depuis 2022, où j’accompagne le développement de projets d’animation, de l’écriture à la structuration de production. Diplômée en gestion de projets audiovisuels,&#8230;&#160;<a href="https://lesfemmessaniment.fr/deborah-jernival/" rel="bookmark">Tout lire<span class="screen-reader-text">Deborah Jernival</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis chargée de développement chez TNZPV Productions depuis 2022, où j’accompagne le développement de projets d’animation, de l’écriture à la structuration de production.<br />
Diplômée en gestion de projets audiovisuels, j’ai débuté en agence de communication avant de rejoindre le CNC, où je me suis spécialisée dans les enjeux juridiques du secteur. J’ai également exercé comme community manager indépendante, développant une approche à la fois stratégique et créative des projets.</p>
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		<item>
		<title>Coline Lacire</title>
		<link>https://lesfemmessaniment.fr/coline-lacire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine VERDIER]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 14:23:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bureau]]></category>
		<category><![CDATA[Non classifié(e)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Responsable des programmes de résidences dédiées à l’animation Do Not Disturb à Arles, je développe des dispositifs d’accompagnement pour les auteurs et autrices de projets d’animation. Titulaire d’un master en&#8230;&#160;<a href="https://lesfemmessaniment.fr/coline-lacire/" rel="bookmark">Tout lire<span class="screen-reader-text">Coline Lacire</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Responsable des programmes de résidences dédiées à l’animation Do Not Disturb à Arles, je développe des dispositifs d’accompagnement pour les auteurs et autrices de projets d’animation. Titulaire d’un master en Histoire de l’art, j’ai débuté ma vie professionnelle dans le secteur de l’art contemporain. En 2022, j’ai participé à la création de la résidence d’écriture Do Not Disturb, dont j’assure aujourd’hui la direction.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Sandra Desmazières – Réalisatrice et Scénariste, par Emmanuelle Tiêu </title>
		<link>https://lesfemmessaniment.fr/sandra-desmazieres-realisatrice-et-scenariste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cloë Coutel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 13:28:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Réalisatrice]]></category>
		<category><![CDATA[scenariste]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; &#160; &#160; SANDRA DESMAZIERES   &#62; Réalisatrice, Scénariste, Directrice de la photo, Scripte, Décors, Animation, Effets spéciaux, Graphiste,  Storyboardeuse, Création graphique, coloriste   La couleur. On pourrait commencer par la couleur.&#8230;&#160;<a href="https://lesfemmessaniment.fr/sandra-desmazieres-realisatrice-et-scenariste/" rel="bookmark">Tout lire<span class="screen-reader-text">Sandra Desmazières – Réalisatrice et Scénariste, par Emmanuelle Tiêu </span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
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<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-9380" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.11.png" alt="" width="730" height="800" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.11.png 730w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.11-493x540.png 493w" sizes="(max-width: 730px) 100vw, 730px" /></p>
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<hr />
<h3></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">SANDRA DESMAZIERES  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">&gt; Réalisatrice, Scénariste, Directrice de la photo, Scripte, Décors, Animation, Effets spéciaux, Graphiste,  Storyboardeuse, Création graphique, coloriste  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La couleur. On pourrait commencer par la couleur. Le travail de Sandra n’existerait pas sans la couleur vert  d’eau et ce qui s’y accorde ou contraste. Alors que dans sa formation, elle est d’abord à l’Ecole Duperré et  aimerait travailler le textile, elle bifurque une fois entrée à l’ENSAD en 1997 et se tourne vers le cinéma  d’animation pour s’exprimer pleinement. Ce qui l’attire est cette concordance des images, du son, du  mouvement. Elle a été marquée par ce premier exercice de cinq lignes qu’on lui demande de faire évoluer  par des dessins successifs en animation sur papier. Elle comprend et aime cet art de la transformation qu’on  retrouvera dans chacun de ses films. Le textile, pourtant, n’est jamais loin : dans les images que Sandra  nous offre, il est toujours question de motifs, de tissages et métissages des couleurs qui se superposent ou  se frôlent délicatement.  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans son premier film “Sans Queue ni tête” (2003), les jeux de couleur vibratoires, à l’huile, débordant du  cadre, viennent soutenir la narration : le quotidien difficile d’une caissière, inspiré de son expérience de  vendeuse en supermarché durant ses études. Le vermillon côtoie un vert-bleu délavé qui pose les bases du  nuancier qu’on lui connaît et qui reviendra dans l’ensemble de ses films en proportions diverses.  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans “Le thé de l’oubli” (2008), le rouge teinte l’ensemble du film. Il y est question du devenir des âmes  errantes dans la culture asiatique. Le rythme, bien que toujours fluide, pulse rouge, sang, vie et  réincarnation.  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour “Bao” (2012), le bleu froid domine. Une grande sœur responsable de son jeune frère Bao perd la  vue dans un accident de train et ne retrouve plus son frère. Le bleu semble renvoyer à la saison hivernale, et à la sensation liée à la mort des yeux de la grande sœur, fruit d’une peur qui a traversé Sandra un  instant.  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Quant au film “Comme un Fleuve” (2021), l’élément “eau” associé aux multiples bleus, y est central. L’eau  est conductrice et motrice du récit de séparation de deux sœurs, dont l’une parvient à fuir le Vietnam au  sortir de la guerre. Les intérieurs verts d’eau colorés du Vietnam des années 70 se déclinent et vont </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">chercher les contrastes avec des motifs comme les flamboyants, ces arbres aux fleurs rouges vif,  emblématiques du Saigon de ces années-là. Puis les bleus se succèdent : bleu-mer des océans que  traversent les boat-people, bleu-gris plus froid du Canada, terre d’exil pour les protagonistes de l’histoire.  Ces histoires ne sont pas complètement autobiographiques, mais sans doute inspirées par les origines  vietnamiennes de Sandra, constituant des fictions à partir d’éléments familiaux, de récits de proches, de  voyages. Les scènes vietnamiennes du film ont sans doute été inspirées par l’expérience de son voyage au  Vietnam, en 1997, elle y note les couleurs, les textures, les motifs.  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans “Fille de l’eau” (2025), elle explore les dimensions psychologiques de l’eau et de ses bleus. S’y  développe l&#8217;histoire des pêcheuses d’ormeaux, coquillages, poulpes, inspirées des plongeuses japonaises ou coréennes et celle particulière d’une de ces femmes qui connait un amour et la perte d’un  enfant à naître. Les sensations, les émotions prennent vie avec l’eau, les fluides, les bleus et les profondeurs de l’océan. C&#8217;est un bleu sauvage, indépendant.  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le travail de la couleur est donc un point de départ et d’arrivée dans les films de Sandra. En tant  qu’auteure, elle parvient à conjuguer les images inspirantes et les mots, récits personnels ou entendus en  scénarios originaux. Elle y joue des transitions, des transformations, une image en amenant une autre. Il y a  alors cette combinaison du soi, de la grande Histoire et celles singulières de ses personnages. Le montage  évolue sans cesse, est repensé pour aller dans le sens d’une poésie visuelle et servir le propos du film. Pour  la spectatrice ou le spectateur, l&#8217;idée est de se laisser porter par le rythme et la fluidité du film, comme  l’écoute d’une musique visuelle. Ce sont des films qui se regardent plusieurs fois : parfois on y interroge les  fins ouvertes, les suggestions ; parfois on se laisse davantage porter par l’univers, les tonalités, les  ambiances, les sons ; parfois on accompagne le personnage dans sa quête, dans sa détresse, dans sa joie  et ses émotions. La grande sensibilité des films de Sandra se tourne vers un public qui vient chercher la  singularité, l’inattendu, la poésie dans le cinéma d’animation. On y va pour voir comment Sandra va nous  raconter une autre histoire. Aussi pudique soit-elle quand il s&#8217;agit de parler de ses films, ils parlent pour elle.  Le mystère qui enveloppe le film au sortir de la séance est à méditer encore et encore, en infusion.  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les prochains projets seront plus longs, l’un prolonge l’histoire d’un enfant à naître, de la volonté, du  parcours de la PMA, et vient explorer ce qui s’y passe à l&#8217;extérieur &#8211; dans l’hôpital &#8211; et l’intérieur au creux, en  creux dans les émotions du personnage, de sa traversée solitaire et personnelle. Nous attendons les  nouveaux récits de Sandra avec une douce impatience. Nous attendons les nouveaux récits de Sandra. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Emmanuelle Tiêu </span></p>
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<p><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9381" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.19-1024x541.png" alt="" width="1024" height="541" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.19-1024x541.png 1024w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.19-540x285.png 540w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.19-1536x812.png 1536w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.19.png 1722w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9382" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.26-1024x492.png" alt="" width="1024" height="492" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.26-1024x492.png 1024w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.26-540x259.png 540w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.26-1536x738.png 1536w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.26.png 1724w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9383" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.33-1024x539.png" alt="" width="1024" height="539" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.33-1024x539.png 1024w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.33-540x284.png 540w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.33-1536x809.png 1536w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.33.png 1720w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
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		<item>
		<title>Amélie Harrault – Réalisatrice et Scénariste, par Juliette Olieu</title>
		<link>https://lesfemmessaniment.fr/amelie-harrault-realisatrice-et-scenariste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cloë Coutel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 09:49:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Réalisatrice]]></category>
		<category><![CDATA[scenariste]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; &#160; &#160; Confortablement installée sur son canapé à Angoulême, Amélie Harrault, fan invétérée de Shakespeare, de Théophile Gautier et de la littérature et peinture du XIXe siècle, m’a livré&#8230;&#160;<a href="https://lesfemmessaniment.fr/amelie-harrault-realisatrice-et-scenariste/" rel="bookmark">Tout lire<span class="screen-reader-text">Amélie Harrault – Réalisatrice et Scénariste, par Juliette Olieu</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
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<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9281" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Amelie-Harrault-583x1024.jpg" alt="" width="583" height="1024" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Amelie-Harrault-583x1024.jpg 583w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Amelie-Harrault-308x540.jpg 308w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Amelie-Harrault-875x1536.jpg 875w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Amelie-Harrault-1167x2048.jpg 1167w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Amelie-Harrault-scaled.jpg 1458w" sizes="auto, (max-width: 583px) 100vw, 583px" /></p>
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<h3></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Confortablement installée sur son canapé à Angoulême, Amélie Harrault, fan invétérée de Shakespeare, de Théophile Gautier et de la littérature et peinture du XIXe siècle, m’a livré une partie de son expérience et de ses anecdotes. Celles-là mêmes qui l’ont menée à devenir réalisatrice de films d’animation. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ayant grandi entourée de livres d’art, et admiratrice du travail de Modigliani, Amélie se passionne très tôt pour l’art. Dès l’adolescence, elle se forme au dessin et à la peinture, et obtient un bac d’arts appliqués. Quand vient le temps de choisir sa voie, elle hésite entre la restauration de tableaux ou travailler dans l’animation. Après avoir exploré les différentes écoles, elle écarte la première option, ne se pensant pas assez solide en mathématiques et en sciences pour pouvoir y prétendre. C’est ainsi qu’elle opte pour une année d’histoire de l’art avant d’entrer aux Beaux-arts de Toulouse. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">C’est dans la ville rose, qu’elle découvre les VHS, les courts-métrages d’art et d’essai et qu’elle commence à tester différents médiums de manière intuitive : photo par photo, peinture sur verre… Ces expérimentations nourrissent son envie de se spécialiser dans l’animation qu’elle considère comme une discipline complète. Elle réalise alors que ce qui l’enthousiasme vraiment c’est de raconter des histoires, graphiquement et par le son, et de pouvoir jouer avec les images à sa guise : monter, démonter et remonter. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 2005, c’est tout naturellement qu’Amélie tente le concours de l’EMCA, qu’elle réussit. Elle y étudie pendant deux ans et développe son univers personnel. Elle y fait également la rencontre de futurs collaborateurs comme le réalisateur Serge Elissalde et le producteur Olivier Catherin qui lui apprennent d’anciennes techniques d’animation. A la fin de ses études, elle a l’idée d’un court-métrage autour de la figure d’une femme des années 1920,</span><i><span style="font-weight: 400;">“Mademoiselle Kiki et les Montparnos”</span></i><span style="font-weight: 400;">. </span>Elle m’en dit plus sur son état d’esprit de l’époque :</p>
<blockquote><p><i>“A la fin de l’école, j&#8217;avais ce court métrage en tête. Je ne savais pas encore si je continuerais dans l&#8217;animation, car je n&#8217;avais pas un profil technique pour rentrer dans des studios classiques. C’était &#8220;Soit ça marche, je vais réussir à le faire, soit je me retire.&#8221; Il y a toujours cette sensation de ne pas être dans le moule classique</i>.”</p></blockquote>
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<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9288 aligncenter" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Kiki-1024x436.jpg" alt="" width="1024" height="436" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Kiki-1024x436.jpg 1024w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Kiki-540x230.jpg 540w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Kiki-1536x654.jpg 1536w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Kiki.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Elle persiste pourtant et ce premier film, produit par la société les Trois Ours (qui n’existe plus maintenant), signe le commencement de l’aventure du court-métrage : </span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">“« Mademoiselle Kiki&#8230; » a pris plusieurs années, j’ai beaucoup travaillé sur les ruptures graphiques pour donner une vision kaléidoscopique de ce personnage et du milieu qui l’entourait. A l’époque, mon envie était d’utiliser très peu de numérique; je me suis donc tournée vers l’animation traditionnelle papier, de l’encre, de la peinture sur verre, du papier découpé pour mélanger les registres. Ensuite, « Kiki » a eu beaucoup de succès. J’ai eu la chance de recevoir un César du meilleur court-métrage d’animation en 2014. C’était incroyable, je ne m’y attendais pas du tout. Je crois que j’ai mis deux ans avant de vraiment le réaliser. C’était assez dingue et le recevoir pour un premier projet était d’autant plus déstabilisant. C’est une reconnaissance mais on ne sait jamais si derrière il y aura autre chose, si ce n’était pas juste la chance du débutant.”</span></i><span style="font-weight: 400;">.</span></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Elle est ensuite rapidement recommandée par une connaissance à la société de production Silex Films qui cherche une réalisatrice pour une série adaptée de la trilogie &#8220;</span><i><span style="font-weight: 400;">Bohèmes</span></i><span style="font-weight: 400;">&#8220;, &#8220;</span><i><span style="font-weight: 400;">Libertad</span></i><span style="font-weight: 400;">!&#8221;, &#8220;</span><i><span style="font-weight: 400;">Minuit</span></i><span style="font-weight: 400;">”, de Dan Franck. Elle rencontre Judith Nora et son équipe après la projection de “</span><i><span style="font-weight: 400;">Mademoiselle Kiki et les Montparnos</span></i><span style="font-weight: 400;">” au festival Off de la BD d’Angoulême. Entre Amélie Harrault et Judith Nora, le courant passe directement. Si bien que quelques jours après leur première rencontre, la productrice l’appelle et lui confirme le projet </span><i><span style="font-weight: 400;">&#8220;C’est bon, c’est toi, on y va.&#8221;.  </span></i><span style="font-weight: 400;">Ce projet de commande, qui deviendra plus tard « </span><i><span style="font-weight: 400;">Les Aventuriers de l’art moderne</span></i><span style="font-weight: 400;"> » est une série de 6&#215;52 mélangeant archives documentaires et animation.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le choix est porté sur une co-réalisation pour assurer la partie archives : les trois premiers épisodes sont co-réalisés avec Pauline Gaillard et les trois derniers avec Valérie Loiseleux. Amélie y trouve une continuité logique de ses précédents travaux, notamment avec l’évocation de l’art dans le Paris du XXe siècle. Reste un nouveau défi à relever : former un dialogue entre l’archive et l’animation. Pour cela, il a fallu trouver la bonne plasticité et les bons codes entre l’animation traditionnelle et le numérique afin de donner vie à l’écriture de Dan Franck, nourrie d’arches narratives et de cliffhangers.</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://www.youtube.com/watch?v=eo9Pdg1RIyg"><span style="font-weight: 400;">Extrait Les Aventuriers de l&#8217;Art Moderne</span></a><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Après le court-métrage et la série, vient le temps du clip. En 2016, Amélie est appelée pour réaliser un clip de la chanson de Calogéro</span><i><span style="font-weight: 400;"> “Le monde moderne”.</span></i><span style="font-weight: 400;"> La seule indication donnée est d’avoir des clins d&#8217;œil à Jules Verne et pour le reste, elle a carte blanche ! Elle s’amuse. Au bout de deux-trois mois, ce projet, encore une fois singulier, prend vie. </span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://www.youtube.com/watch?v=gfkdKmtk6I4"><span style="font-weight: 400;">Calogero &#8211; Le monde moderne</span></a></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Fort du succès des “</span><i><span style="font-weight: 400;">Aventuriers de l’art moderne</span></i><span style="font-weight: 400;">”, Silex Films qui a désormais son studio dédié à l’animation, Silex Animation, reprend les mêmes clés et réunit à nouveau Amélie Harrault et Dan Franck pour un nouveau projet. Ce dernier a l’idée originale de traiter de la période des romantiques en France en se concentrant sur des figures emblématiques comme Delacroix, Dumas, Sand. Arte, déjà partenaire des </span><i><span style="font-weight: 400;">“Aventuriers de l’art moderne”</span></i><span style="font-weight: 400;">, embarque de nouveau dans l’aventure, donnant beaucoup de libertés à l’équipe. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cette fois-ci, le défi est tout autre : la masse et la richesse de la matière iconographique se heurtent à l’absence totale d’archives filmées, compte tenu de l’époque traitée. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La série se fera donc totalement en animation pour trouver un nouveau langage visuel et redonner vie à la peinture, l’Histoire et la littérature de l’époque.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le travail de recherche prend alors une part importante de la vie d’Amélie. Elle se plonge dans les lectures et les visites de musées. Amélie et son équipe, une quarantaine de personnes, ont dû recourir à des stratagèmes pour montrer l’évolution des personnages sur une quarantaine d’années et la transformation de la ville de Paris. Avec ce projet, Amélie franchit un cap en passant au numérique. </span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">“C’était ma</span><i><span style="font-weight: 400;"> volonté dès le début. Quand on a décidé de faire &#8220;L&#8217;Armée des Romantiques&#8221;, je me suis dit : &#8220;Je ne vois pas comment tenir le volume. La peinture sur verre, ça va être compliqué de le faire à grande échelle.&#8221; Il y avait la question du rendu graphique mais surtout la question des outils qu&#8217;on allait pouvoir mettre en place pour faciliter le travail avec des milliers d’images en couleurs à corriger rapidement. Je suis super contente de l’avoir fait, cela a permis une certaine souplesse et pour les décorateurs de multiplier les différentes techniques d’animation. Sans ce passage au numérique, on n’aurait pas pu faire la série de la même manière, ça a permis aussi d’utiliser des archives numériques et des gravures sur lesquelles on pouvait repeindre directement..”</span></i><span style="font-weight: 400;">.</span></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">L’écriture est donc travaillée différemment en se basant sur une voix-off qui permet de broder le narratif autour. Amélie s’entoure de nouveau de Valérie Loiseleux et elles ajoutent Juliette Drouet et Daumier à la liste des personnages clés, souhaitant avec ce dernier faire la part belle à la caricature. Elles sont rejointes en cours de fabrication par Céline Ronté qui apporte la structure et la cohérence au récit. A elles trois et avec l’aide d’Etienne Kurylo, le mari d’Amélie, elles balisent les lieux pertinents pour la série et retravaillent la voix-off afin de la rendre moins documentaire et plus incarnée pour le grand public. Ensemble, ils construisent des ponts entre l’époque racontée et l’époque actuelle, en portant un regard neuf sur les œuvres. Ce travail de longue haleine, a demandé sept ans à Amélie, entre le développement de la bible graphique, le storyboard et la fabrication et a nécessité plus de deux milles décors et une quinzaine de personnages. La série est diffusée fin 2024 sur Arte.</span></p>
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<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9287" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Armee-des-romantiques-1024x435.png" alt="" width="1024" height="435" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Armee-des-romantiques-1024x435.png 1024w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Armee-des-romantiques-540x230.png 540w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Armee-des-romantiques-1536x653.png 1536w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Armee-des-romantiques.png 1920w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">S’estimant chanceuse de sa relation privilégiée avec ses productrices, Amélie apprécie d’avoir une vraie relation de collaboration sur des projets complexes, se sentant libre de proposer des idées peu conventionnelles. Elle aime retrouver, au fil de ses projets, ses médiums de prédilection comme la peinture et la voix-off. Cela lui permet de créer des effets de surprise et de faire tomber les barrières entre les différents registres pour s’amuser avec le spectateur. Ayant à cœur de transmettre au public chaque œuvre qu’elle réalise, elle apprécie de pouvoir continuer d’apprendre tout en apprenant aux autres.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Amélie Harrault est actuellement en train de développer un nouveau projet qu’on sait déjà singulier. </span></p>
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		<title>Marie de Banville – Directrice d&#8217;écriture et Scénariste, par San Bah</title>
		<link>https://lesfemmessaniment.fr/marie-de-banville-scenariste-par-san-bah/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine VERDIER]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2025 15:04:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[scenariste]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lesfemmessaniment.fr/?p=9153</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160; En 2024, deux SANIs, Série Animée Non Identifiée déferlent sur nos écrans. Tobie Lolness et Petite Casbah ! L’ambition est titanesque sur les deux projets : le premier dans&#8230;&#160;<a href="https://lesfemmessaniment.fr/marie-de-banville-scenariste-par-san-bah/" rel="bookmark">Tout lire<span class="screen-reader-text">Marie de Banville – Directrice d&#8217;écriture et Scénariste, par San Bah</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-9191" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/07/marie-de-banville-nouvelle-photo-1-400x650-1.jpg" alt="" width="400" height="650" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/07/marie-de-banville-nouvelle-photo-1-400x650-1.jpg 400w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/07/marie-de-banville-nouvelle-photo-1-400x650-1-332x540.jpg 332w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 2024, deux SANIs, Série Animée Non Identifiée déferlent sur nos écrans. </span><i><span style="font-weight: 400;">Tobie Lolness</span></i><span style="font-weight: 400;"> et </span><i><span style="font-weight: 400;">Petite Casbah</span></i><span style="font-weight: 400;"> ! L’ambition est titanesque sur les deux projets : le premier dans un style aquarelle veut adapter l’épopée, en très long feuilleton, du roman éponyme de Timothée de Fombelle. Le second est une série familiale qui narre l’arrivée d’une enfant des montagnes à Alger, en 1955, alors que gronde la guerre d’Algérie.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Quelles sont les plumes derrière ces propositions extraordinaires ?</span></p>
<p><em><strong>La réponse nous conduit à la rencontre d’une professionnelle hors pair. Scénariste à l’humour déjanté, aficionada des projets d’envergure, directrice d’écriture d’exception, voici le portrait de Marie de Banville.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<h3></h3>
<h3 style="text-align: center;"><b>Marie de Banville, des racines littéraires et un regard sociologique </b></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Marie de Banville grandit près de Saint-Etienne entre des colonnes de bouquins pour enfants. Sa mère, poète et formatrice à l’Ecole Normale d’Instituteurs en possède des caisses qui s’éparpillent dans la maison. Ces albums développent sa curiosité.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Loin du monde de l’animation, les graines qui nourrissent sa sensibilité sont déjà plantées. Marie cultive son goût pour la lecture et l’illustration jeunesse, et aiguise son œil sur les rapports sociaux. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Attirée par le monde qui l’entoure, influencée par son père chercheur en socio-économie, elle se forme à la réalisation documentaire à l’ESAV, une école autogérée toulousaine. Son premier film s’inscrit dans le réel. Dans </span><span style="font-weight: 400;">     </span><span style="font-weight: 400;">“Perruque, bricole et compagnie”, la réalisatrice met en lumière une pratique ouvrière : “</span><i><span style="font-weight: 400;">faire de la perruque, c’est détourner des outils de travail pour fabriquer des choses pour soi, durant son temps de travail. Cette pratique clandestine est en réalité une caisse de résonances, sociologiques, artistiques et de revanche sociale</span></i><span style="font-weight: 400;"> ”.</span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-9216" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/07/Capture-d_ecran-2025-03-09-120825.png" alt="" width="891" height="490" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/07/Capture-d_ecran-2025-03-09-120825.png 891w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/07/Capture-d_ecran-2025-03-09-120825-540x297.png 540w" sizes="auto, (max-width: 891px) 100vw, 891px" /></p>
<p style="text-align: center;"><i><span style="font-weight: 400;">“Perruque, bricole et compagnie” © Marie de banville</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ce regard sur le monde s&#8217;avère précieux dans le développement de </span><i><span style="font-weight: 400;">Petite Casbah</span></i> <span style="font-weight: 400;">… mais il est encore trop tôt pour en parler. Il faut d’abord comprendre comment Marie atterrit dans l’animation…</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Après ses études, Marie trouve un travail dans un studio de post-production. Elle fait le montage de voix déjà enregistrées pour une série de dessin animé</span><i><span style="font-weight: 400;">. “</span></i><i><span style="font-weight: 400;">J’y ai acquis le jargon et les connaissances du biotope de l’animation, qui m&#8217;ont permis de travailler ensuite en production.</span></i><span style="font-weight: 400;">” Très douée pour monter les dossiers et coordonner le développement, Marie travaille quelques mois comme assistante de production chez Millimages, puis pour diverses missions de production, y compris pour des films institutionnels ou du documentaire.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 2001, une rencontre décisive marque son parcours.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<h3></h3>
<h3 style="text-align: center;"><b>Marie de Banville, au premier plan des projets ambitieux et uniques</b></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Par une amie, Marie apprend qu’une “personnalité forte de la production” recherche une assistante : il s’agit de Dora Benousilio, fondatrice de la société de production </span><i><span style="font-weight: 400;">Les films de l’Arlequin</span></i><span style="font-weight: 400;">. Productrice visionnaire, Dora Benousilio finit alors la série de dessin animé au principe alors inédit : les adaptations fidèles des albums </span><i><span style="font-weight: 400;">des Belles histoire de Pomme d’Api</span></i><span style="font-weight: 400;">. Sous forme d’une collection<span style="color: #9900ff;"><em><strong>*</strong></em></span></span><span style="font-weight: 400;">, le projet mêle des récits variés au sein d’un même projet d’animation. Au sein des Films de l&#8217;Arlequin, Marie est en charge de lire des romans jeunesse pour choisir les huit spéciaux de la collection intitulée </span><i><span style="font-weight: 400;">Les grands textes de l’Enfance</span></i><span style="font-weight: 400;">. Cela lui permet de côtoyer des auteurs et réalisateurs quand la collection entre en production. </span><i><span style="font-weight: 400;">Verte, Cheval Soleil, Catfish Blues</span></i><span style="font-weight: 400;"> ou encore </span><i><span style="font-weight: 400;">L’oeil du loup</span></i><span style="font-weight: 400;">… et autres perles de la littérature jeunesse. </span><i><span style="font-weight: 400;">“Cette expérience de l’adaptation d’univers singuliers résonne bien sûr avec Petite Casbah, Tobie Lolness, ou La rivière à l’envers sur lesquels j’ai travaillé ensuite »</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Inattendue, l’occasion d’écrire se présente lorsque Marie tombe enceinte et que Dora ne veut pas se séparer d’une alliée si précieuse. Elle lui propose d&#8217;écrire des scénarios pour </span><i><span style="font-weight: 400;">Une minute au Musée, </span></i><span style="font-weight: 400;">le nouveau projet de série qu’elle lance avec </span><i><span style="font-weight: 400;">Je suis bien content </span></i><span style="font-weight: 400;">et la </span><i><span style="font-weight: 400;">Réunion des Musées Nationaux.</span></i><span style="font-weight: 400;"> Signant sept épisodes, la scénariste est lancée. Elle se perfectionne en co-écrivant sur de grands projets de série de fiction notamment </span><i><span style="font-weight: 400;">Qui Pro Quo</span></i><span style="font-weight: 400;"> ou </span><i><span style="font-weight: 400;">Térranova</span></i><span style="font-weight: 400;">, récompensés au Fond d’Aide à l’Innovation (FAI<span style="color: #9900ff;"><em><strong>**</strong></em></span></span><span style="font-weight: 400;">). Puis elle se recentre sur l’animation. Son réseau développé à Millimages l’aide considérablement à travailler. Elle écrit sur une quinzaine de séries allant de</span><i><span style="font-weight: 400;"> T’choupi </span></i><span style="font-weight: 400;">à</span><i><span style="font-weight: 400;"> Mandarine and Cow </span></i><span style="font-weight: 400;">ou encore </span><i><span style="font-weight: 400;">Les Crumpets<span style="color: #9900ff;"><strong>***</strong></span></span></i><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans cette dernière série unique en son genre, elle développe un humour débridé, en vogue à la télévision. </span><i><span style="font-weight: 400;">« [Les Crumpets est] une série qui met en scène une grand-mère mythomane qui </span></i><span style="font-weight: 400;"> </span><i><span style="font-weight: 400;">raconte avoir fait des braquages, avoir pris de la drogue. Les parents</span></i> <i><span style="font-weight: 400;">sont eux aussi complètement barrés. La dernière série 12-14 ans à la télé, l’ultime écho de l’esprit Canal !».</span></i><span style="font-weight: 400;"> Mais surtout, après avoir finalisé le développement, la société 4.21 propose à Marie d&#8217;assurer la direction d’écriture de la série.</span></p>
<pre><span style="font-size: 8pt; color: #9900ff;"><em><strong>*</strong></em> <span style="font-weight: 400;">Concept de collection repris aujourd’hui dans </span><i><span style="font-weight: 400;">La Cabane à Histoire</span></i><span style="font-weight: 400;"> (produit par Dandelooo et Caribara Production, réalisé par Célia Rivière) ; 
</span>ou <i>Yétili</i> (produit par Darjeeling, créé par Séverine Gégauff-Lebrun). 
<strong><em>** </em></strong>Récompense sélective du CNC.
<em><strong>***</strong> </em><span style="font-weight: 400;">L’un des enjeux d’écriture sur Crumpets est la panoplie de personnages : la famille se compose de 142 enfants. </span>Avec Nadège Girardot, son binôme de longue date, Marie de Banville écrit plusieurs épisodes de développement pour incarner la bible et aider les scénaristes à s’imprégner rapidement de l’univers. </span></pre>
<p><span style="font-weight: 400;">Un moment charnière. Après des années de collaborations intenses, belles, complexes, toxiques, riches, distantes, ou épanouissantes, elle mesure les défis managériaux du milieu</span><span style="font-weight: 400;">. Comment assurer un cadre stimulant la créativité, dans un processus de développement fluide ? La question n’est pas simple. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Heureusement, elle se l’est posée peu avant : sentant qu’elle a envie de superviser des équipes de scénaristes, elle s’est formée au coaching. Grâce à ces outils de management d’équipes, elle optimise les décisions à chaque étape, intégrant notamment le réalisateur en amont pour garantir une vision cohérente. Son approche porte ses fruits : elle sera la directrice d’écriture des </span><i><span style="font-weight: 400;">Crumpets</span></i><span style="font-weight: 400;">, durant trois saisons.</span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9217" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/07/Capture-d_ecran-2025-03-09-122455-1024x570.png" alt="" width="1024" height="570" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/07/Capture-d_ecran-2025-03-09-122455-1024x570.png 1024w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/07/Capture-d_ecran-2025-03-09-122455-540x301.png 540w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/07/Capture-d_ecran-2025-03-09-122455.png 1219w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Comme tout parcours, celui de Marie se compose aussi de projets qui ne lui correspondent plus et de coups de foudre.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 2019,</span> <span style="font-weight: 400;">elle en a même deux ! Après des années à s&#8217;investir dans des projets qui lui ressemblent de plus en plus, voilà que deux séries qui lui collent parfaitement à la peau, viennent naturellement à sa rencontre !</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<h3></h3>
<h3 style="text-align: center;"><strong>Tobie Lolness et Petite casbah, deux projets magiques</strong></h3>
<p><i><span style="font-weight: 400;">Tobie Lolness</span></i><span style="font-weight: 400;"> est une série hors norme dans l&#8217;animation jeunesse : fresque très dense, feuilletonnante, ambitieuse.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Avec Anne-Claire Lehembre, future directrice littéraire de la série, Marie conçoit la bible, avec ses arches, ses thématiques qui structurent les épisodes. Le voyage de notre héros est jonché d’étapes : l’éveil, le deuil, l’altérité… qu’il faut traiter avec subtilité. Ces secrets de fabrication nourrissent le plaisir d’écrire de Marie qui puise dedans le sens de l’histoire. Elle se réjouit de développer des récits &#8220;éducatifs&#8221;.</span> <span style="font-weight: 400;">L’animation jeunesse intelligente, c’est son créneau !</span></p>
<p><b>Mais « le projet de sa vie » c’est bien Petite Casbah !</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pourquoi ? Parce qu’il y a une règle quand on travaille : « Projet, équipe, argent. Il faut au moins se retrouver dans deux… Et là, il y a les trois !». </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’équipe de production a une vision claire de la série : Darjeeling contacte Alice Zeniter pour qu’elle conçoive une série jeunesse avec, pour cadre, la guerre d’Algérie, destinée à un public familial. L’écrivaine, accompagnée d’Alice Carré, metteuse en scène, construit une première bible originale, touchante, politique, qui promet une série inédite. Marie de Banville et Jean Regnaud sont alors appelés pour co-diriger l’écriture : </span><i><span style="font-weight: 400;">« Il y avait tout, mais pas forcément dans l’ordre ou dans le rythme.»</span></i><span style="font-weight: 400;"> Les arches narratives et le comique des personnages sont retravaillés avec les autrices. Puis, occupées par leurs passions respectives, les Alice laissent Marie écrire les épisodes, tandis que Jean Régnaud conserve la direction d’écriture.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Portée par une équipe soudée, une même barque pour tous les acteurs de l’aventure, et une direction d’écriture affirmée, “Petite Casbah” trouve sa cohérence et un équilibre précieux, là où de nombreux projets tanguent sous le poids d’un sujet sensible, de conflits internes ou d&#8217;un manque de vision commune. La série voit le jour en 2024 sur FranceTV et Okoo. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Marie maîtrise l&#8217;art de transformer des idées ambitieuses en de belles histoires, alliant créativité et rigueur. Son talent réside dans sa capacité à guider des équipes et à structurer des récits complexes tout en conservant leur essence. À travers son travail, elle prouve que l’animation peut être un terrain d&#8217;expérimentations audacieuses.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Marie de Banville contribue à ouvrir la voie vers un renouveau créatif dans l’animation jeunesse qui résonne avec son époque.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
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<h3><b>&gt; BONUS </b><span style="font-weight: 400;">:</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><b></b></h3>
<p><em><b>Ses séries coups de cœur</b></em></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><i><span style="font-weight: 400;">Les Grandes Grandes Vacances</span></i><span style="font-weight: 400;"> : &#8220;</span><i><span style="font-weight: 400;">Une référence en animation jeunesse, intelligente et ancrée dans un très bel univers.</span></i><span style="font-weight: 400;">&#8221; </span> <span style="font-weight: 400;"><br />
</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><i><span style="font-weight: 400;">Partie de campagne</span></i><span style="font-weight: 400;"> : &#8220;</span><i><span style="font-weight: 400;">J’ai adoré travailler dessus ! Une série originale et un peu décalée, avec des personnages réalistes post-Covid : des parents qui se séparent, une maman célibataire vivant dans une yourte&#8230;Très contemporain !</span></i><span style="font-weight: 400;">&#8221; </span> <span style="font-weight: 400;"><br />
</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><i><span style="font-weight: 400;">La Mesias</span></i><span style="font-weight: 400;"> (fiction) : &#8220;</span><i><span style="font-weight: 400;">Un regard puissant sur le rapport à une mère toxique</span></i><span style="font-weight: 400;">.&#8221; </span></li>
</ul>
<p><b>Ses conseils aux jeunes scénaristes</b></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Se demander si ce métier est fait pour soi : &#8220;</span><i><span style="font-weight: 400;">C’est un métier risqué, long et laborieux, sans star system. Il peut se passer des années entre l’écriture et la diffusion&#8230; “Même avec Tobie et Petite Casbah, je ne suis pas sous les projecteurs</span></i><span style="font-weight: 400;"> !&#8221;</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">S’engager dès le début vers ce qui nous parle vraiment : « </span><i><span style="font-weight: 400;">[l’Animation] fonctionne par grandes familles, mieux vaut aller vers ce qu’on aime, ce qui nous transporte, dès le départ, pour évoluer dans le sillon qui nous épanouit.</span></i><span style="font-weight: 400;">»</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></li>
</ul>
<p><em><b>Liens</b></em></p>
<ul>
<li><em><span style="font-weight: 400;">Tobie Lolness :</span><a href="https://www.france.tv/enfants/neuf-douze-ans/tobie-lolness/"> <span style="font-weight: 400;">https://www.france.tv/enfants/neuf-douze-ans/tobie-lolness/</span></a></em></li>
<li><em><span style="font-weight: 400;">Petite Casbah :</span><a href="https://www.france.tv/france-4/petite-casbah/"> <span style="font-weight: 400;">https://www.france.tv/france-4/petite-casbah/</span></a></em></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Véronique Encrenaz – Directrice du MIFA Annecy Festival, par Delphine Nicolini</title>
		<link>https://lesfemmessaniment.fr/veronique-encrenaz-directrice-du-mifa-annecy-festival-par-delphine-nicolini/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine VERDIER]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Jun 2025 16:21:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lfa.antoineverdier.com/?p=9079</guid>

					<description><![CDATA[<p>En 2025, l’association Les Femmes s’Animent fête ses 10 ans.  Véronique Encrenaz, la directrice du MIFA (Marché International du Film d’Animation), nous accompagne, nous soutient et nous encourage depuis le&#8230;&#160;<a href="https://lesfemmessaniment.fr/veronique-encrenaz-directrice-du-mifa-annecy-festival-par-delphine-nicolini/" rel="bookmark">Tout lire<span class="screen-reader-text">Véronique Encrenaz – Directrice du MIFA Annecy Festival, par Delphine Nicolini</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">En 2025, l’association Les Femmes s’Animent fête ses 10 ans. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Véronique Encrenaz, la directrice du MIFA (Marché International du Film d’Animation), nous accompagne, nous soutient et nous encourage depuis le 1er jour ; elle est un des rouages essentiels à nos actions lors du festival. Pour cet anniversaire, son portrait s’impose comme une évidence.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">&#8212;&#8212;-</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Passionnée par les langues, Véronique se destinait à la traduction mais ce métier très solitaire ne lui correspond finalement pas. Elle aime voyager, elle aime les rencontres, ce n’est pas dans sa nature de travailler seule. Grâce à une petite annonce, elle intègre Président Films, société de vente de films à l’étranger, auprès de Jacques-Eric Strauss avec qui elle découvre le monde du cinéma. Elle y reste 13 ans.</span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">&#8220;Il avait une incroyable capacité à créer du lien. J’ai beaucoup appris auprès de lui et gardé l’importance de la relation à l’autre pour travailler en confiance et en transparence. C’est la clé de tout.&#8221; </span></i></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Quand la société est vendue à France Télévisions Distribution, elle y reste deux ans avant de décider de quitter Paris et de s’installer avec sa famille à Annecy.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Piquée par le virus du cinéma, c’est tout naturellement qu’elle frappe à la porte du festival d’Annecy et propose ses services en tant que bénévole. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 2003, la situation financière du marché du film est très préoccupante et l’équipe doit faire de grosses coupes budgétaires. Est décidé, entre autres, de se passer de climatisation sous les tentes. Pas de chance, c’est l’année de la canicule et tout le monde déserte le marché en raison de la chaleur suffocante ! </span><i><span style="font-weight: 400;">&#8220;Inutile de dire que l’année suivante, en 2004, c’était la cata. Personne ne voulait revenir.” </span></i><span style="font-weight: 400;">dit-elle en rigolant. Si le marché ne fonctionne pas mieux, le CNC menace même de réduire les financements. Malgré quelques fidèles qui restent à bord, l’avenir du MIFA est plus qu’incertain. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Michaël Marin, responsable du développement commercial du Mifa à ce moment-là (et aujourd’hui directeur général de Citia) la remarque pour son expérience passée chez Président Films, et lui propose en 2005 de rejoindre l’équipe du MIFA. Ensemble, ils réfléchissent à comment restructurer et rendre plus attractif le marché. Ils prennent leur bâton de pèlerin pour reconquérir les sociétés et institutions qui doutaient de la pertinence d’un marché du film à Annecy. :</span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">&#8220;</span></i><i><span style="font-weight: 400;">il fallait les convaincre que le marché était LE bon endroit pour rencontrer des partenaires, présenter des projets, les vendre, monter des coproductions. Petit à petit, année après année, nous avons reconquis la confiance des acteurs décisifs en proposant de nouveaux espaces dédiés aux nouvelles techniques, la VR, le jeu vidéo et l’IA, le développement des pitchs, des masterclasses, des sessions de recrutement pour rencontrer de nouveaux talents, de nouveaux lieux de rencontres comme le Mifa Campus destinés aux é</span></i><i><span style="font-weight: 400;">tudiant.es</span></i><i><span style="font-weight: 400;">, …&#8221;</span></i></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Aujourd’hui, les responsables d’acquisition des chaînes, des plateformes et des sociétés de distribution sont invités par le MIFA et attirent par conséquent de plus en plus de sociétés de production françaises et étrangères favorisant le développement de la coproduction. Autant de briques qui, année après année, ont contribué à en faire un lieu incontournable. &#8220;</span><i><span style="font-weight: 400;">car un marché qui stagne, c’est un marché moribond. Il ne faut jamais se reposer sur ses lauriers et nous sommes obligés de toujours avoir une vision à 2/3 ans.&#8221;</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Entre deux éditions, Véronique se rend dans différents festivals et différents pays pour mettre en place de nouveaux partenariats ou maintenir les existants. C’est ainsi que se développent par exemple les « pitchs partenaires » qui permettent à ceux qui ne sont pas sélectionnés ainsi qu’à d’autres pays, de venir pitcher leurs projets devant une audience professionnelle pendant la semaine du festival.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">C’est grâce à cela que nous nous sommes retrouvées sur les festivals d’Animarkt à Lotz et de Ventana Sur à Buenos Aires et j’ai vu combien les gens aiment Véronique, son regard, sa bienveillance et sa capacité de contact. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La crise n’a pas vraiment affecté le Mifa et certains pays d’Europe viennent de plus en plus nombreux, prennent de plus gros stands et montrent plus de contenus. Le marché grossit également avec l’Afrique qui arrive et l’Asie qui est encore plus présente. Il y a plus de 110 pays présents sur le marché.</span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">“La bulle du Covid était anormale. Il n’y avait plus que l’animation qui marchait. Tout le monde voulait faire de l’animation ! Il fallait fournir, fournir, fournir. Puis la bulle a éclaté. Cela a malheureusement causé beaucoup de dégâts dans les studios. La France a été particulièrement touchée car c’est le plus gros fabricant d’animation. On ne reviendra plus au même niveau qu’avant, mais on aspire à retrouver une situation pérenne. Il va falloir se réadapter. Les chaînes et les plateformes vont petit à petit avoir épuisé leurs contenus et je pense qu’elles vont être obligées de commander de nouveaux programmes. On espère que 2026 sera l’année où le marché redémarre vraiment.”</span></i></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Véronique est très concernée par la place des femmes et le sujet de la parité dans l’animation. </span><i><span style="font-weight: 400;">&#8220;Dans les sélections au festival, il est difficile d’atteindre la parité car les œuvres sont choisies pour leur qualité. Peu importe qu’elles soient réalisées par des femmes ou des hommes. Notre levier est de pousser les femmes à présenter leurs projets, à se rendre plus visibles</span></i><span style="font-weight: 400;">. </span><i><span style="font-weight: 400;">Par contre, dans la sélection de projets pour les pitchs MIFA, la parité est un peu plus facile à atteindre car on est au tout début des projets. Cette année, [2025] nous avons la parité parfaite sur l’ensemble des projets sélectionnés, avec des disparités selon le format : plus de femmes en documentaire, plus de femmes en courts-métrages, parité sur les longs-métrages mais pas sur les séries. Ceci est très variable d’une année sur l’autre car en 2024, c’était l’inverse pour les longs et séries. Pour les conférences et les rencontres, la parité dans les intervenant·es est imposée. Pas toujours évident sur des sujets autour de la tech ou des VFX majoritairement masculins. On doit alors trouver des intervenantes qui ont souvent moins envie ou ne sentent pas capables d’être au-devant de la scène, alors qu’elles s’avèrent parfaites !&#8221;</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les Femmes s’Animent a été créé à Annecy en 2015. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La prise de conscience avait déjà eu lieu aux Etats-Unis avec </span><i><span style="font-weight: 400;">Women in Animation</span></i><span style="font-weight: 400;"> et Michaël Marin avait alors souhaité se rapprocher des deux associations. En 2016, le MIFA a offert aux associations de femmes, une tribune d’une journée, le </span><i><span style="font-weight: 400;">Women Summit</span></i><span style="font-weight: 400;">, qui propose des conférences et des tables rondes sur les sujets de la parité, de la représentation, du futur de l’animation…</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 2024, Véronique a permis à LFA d’organiser en partenariat avec le Lab-Femmes de Cinéma, un atelier de réflexion sur la place des femmes dans l’animation en Europe. Une première pierre même si les chiffres manquent encore. </span><i><span style="font-weight: 400;">&#8220;Cette année [2025], l’Observatoire Européen sera présent au festival pour rendre compte des chiffres sur le long-métrage. Nous aimerions publier également une étude sur les séries d’ici deux ans. Il faut profiter des 10 ans de LFA et des 40 ans du festival pour proposer plus d’actions.” </span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cela fait 20 ans que Véronique Encrenaz travaille au MIFA et elle aime toujours autant son métier. </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">&#8221; J’aime la relation aux autres, j’aime le fait de revoir chaque année des gens avec qui on a tissé des liens. C’est formidable. Je ne suis pas une bavarde, j’aime plutôt écouter. J’aime écouter les besoins des gens, des professionnel·les pour mieux les accompagner et leur proposer de nouvelles actions. Et je suis toujours épatée de voir que l’équipe du marché est toujours partante pour réfléchir et continuer à améliorer l’édifice. Je crois que si j’ai cette passion pour mon travail, c’est également que je vois ce que cela apporte de positif de voir tous ces films aboutis. Cela représente un tel travail de faire un film qu’au MIFA, on est toujours enthousiastes pour accompagner à la fois l’industrie, les professionnels et les créateurs en étant présents à tous les niveaux et sur toutes les techniques.&#8221;</span></i></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Carine Poussou</title>
		<link>https://lesfemmessaniment.fr/carine-poussou/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cloë Coutel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 May 2025 15:45:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bureau]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après des études d&#8217;arts, Carine tombe dans le milieu du cinéma un peu par hasard et y découvre une passion pour les effets spéciaux et l&#8217;animation. Elle passe plus de&#8230;&#160;<a href="https://lesfemmessaniment.fr/carine-poussou/" rel="bookmark">Tout lire<span class="screen-reader-text">Carine Poussou</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après des études d&#8217;arts, Carine tombe dans le milieu du cinéma un peu par hasard et y découvre une passion pour les effets spéciaux et l&#8217;animation.<br />
Elle passe plus de dix ans au sein de divers studios parisiens, où elle évolue en tant que chargée, puis directrice de production.<br />
En 2011, Gilbert Kiner lui propose de rejoindre l&#8217;école ARTFX à Montpellier en tant qu&#8217;assistante puis Directrice Pédagogique, elle y découvre une vocation à la croisée de la transmission et de la créativité, portée par l’envie d’accompagner les jeunes talents.</p>
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		<title>Sandrine Hauducoeur</title>
		<link>https://lesfemmessaniment.fr/sandrine-hauducoeur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine VERDIER]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 May 2025 10:07:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bureau]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après des études aux Beaux-Arts et aux Arts Décoratifs, c’est à l’Atelier d’Animation d’Annecy que Sandrine confirme sa passion pour l’animation. Depuis ce jour, elle explore différents métiers en suivant&#8230;&#160;<a href="https://lesfemmessaniment.fr/sandrine-hauducoeur/" rel="bookmark">Tout lire<span class="screen-reader-text">Sandrine Hauducoeur</span></a></p>
<p>Cet article <a href="https://lesfemmessaniment.fr/sandrine-hauducoeur/">Sandrine Hauducoeur</a> est apparu en premier sur <a href="https://lesfemmessaniment.fr">Les Femmes s&#039;Animent</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après des études aux Beaux-Arts et aux Arts Décoratifs, c’est à l’Atelier d’Animation d’Annecy que Sandrine confirme sa passion pour l’animation. Depuis ce jour, elle explore différents métiers en suivant l’évolution des techniques depuis plus de 30 ans : Opératrice banc-titre, animatrice stop-motion et 3D, chargée de production, 1ère assistante de réalisation, directrice de projets dans les studios parisiens. Installée depuis 15 ans à Montpellier, elle encadre pendant presque 10 ans les films de fin d’études de l’école ArtFx, elle rejoint ensuite le studio Corsaires VFX en tant que directrice de projet. Elle a participé au comité de pilotage de la formation Technical Director du CPNEF Audiovisuel<strong>, </strong>elle est membre du comité de lecture Animation de la Région Occitanie et d<strong>’</strong>ACM Siggraph Montpellier. Il y a un an, elle cofonde avec Pierre Lergenmüller, Mathieu Benedetti, Adrien Cappai et Loïc Cartal, un studio d’animation et d’effets visuels à Montpellier : ZONE 658.</p>
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