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	<title>Cloë Coutel, Auteur à Les Femmes s&#039;Animent</title>
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	<description>Promouvoir les femmes dans le métier de l&#039;animation.</description>
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	<title>Cloë Coutel, Auteur à Les Femmes s&#039;Animent</title>
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		<title>Sandra Desmazières – Réalisatrice et Scénariste</title>
		<link>https://lesfemmessaniment.fr/sandra-desmazieres-realisatrice-et-scenariste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cloë Coutel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 13:28:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Réalisatrice]]></category>
		<category><![CDATA[scenariste]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>par Emmanuelle Tiêu  &#160; &#160; SANDRA DESMAZIERES   &#62; Réalisatrice, Scénariste, Directrice de la photo, Scripte, Décors, Animation, Effets spéciaux, Graphiste,  Storyboardeuse, Création graphique, coloriste   La couleur. On pourrait commencer par&#8230;&#160;<a href="https://lesfemmessaniment.fr/sandra-desmazieres-realisatrice-et-scenariste/" rel="bookmark">Tout lire<span class="screen-reader-text">Sandra Desmazières – Réalisatrice et Scénariste</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>par <span style="font-weight: 400;">Emmanuelle Tiêu </span></b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-9380" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.11.png" alt="" width="730" height="800" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.11.png 730w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.11-493x540.png 493w" sizes="(max-width: 730px) 100vw, 730px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<h3></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">SANDRA DESMAZIERES  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">&gt; Réalisatrice, Scénariste, Directrice de la photo, Scripte, Décors, Animation, Effets spéciaux, Graphiste,  Storyboardeuse, Création graphique, coloriste  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La couleur. On pourrait commencer par la couleur. Le travail de Sandra n’existerait pas sans la couleur vert  d’eau et ce qui s’y accorde ou contraste. Alors que dans sa formation, elle est d’abord à l’Ecole Duperré et  aimerait travailler le textile, elle bifurque une fois entrée à l’ENSAD en 1997 et se tourne vers le cinéma  d’animation pour s’exprimer pleinement. Ce qui l’attire est cette concordance des images, du son, du  mouvement. Elle a été marquée par ce premier exercice de cinq lignes qu’on lui demande de faire évoluer  par des dessins successifs en animation sur papier. Elle comprend et aime cet art de la transformation qu’on  retrouvera dans chacun de ses films. Le textile, pourtant, n’est jamais loin : dans les images que Sandra  nous offre, il est toujours question de motifs, de tissages et métissages des couleurs qui se superposent ou  se frôlent délicatement.  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans son premier film “Sans Queue ni tête” (2003), les jeux de couleur vibratoires, à l’huile, débordant du  cadre, viennent soutenir la narration : le quotidien difficile d’une caissière, inspiré de son expérience de  vendeuse en supermarché durant ses études. Le vermillon côtoie un vert-bleu délavé qui pose les bases du  nuancier qu’on lui connaît et qui reviendra dans l’ensemble de ses films en proportions diverses.  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans “Le thé de l’oubli” (2008), le rouge teinte l’ensemble du film. Il y est question du devenir des âmes  errantes dans la culture asiatique. Le rythme, bien que toujours fluide, pulse rouge, sang, vie et  réincarnation.  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour “Bao” (2012), le bleu froid domine. Une grande sœur responsable de son jeune frère Bao perd la  vue dans un accident de train et ne retrouve plus son frère. Le bleu semble renvoyer à la saison hivernale, et à la sensation liée à la mort des yeux de la grande sœur, fruit d’une peur qui a traversé Sandra un  instant.  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Quant au film “Comme un Fleuve” (2021), l’élément “eau” associé aux multiples bleus, y est central. L’eau  est conductrice et motrice du récit de séparation de deux sœurs, dont l’une parvient à fuir le Vietnam au  sortir de la guerre. Les intérieurs verts d’eau colorés du Vietnam des années 70 se déclinent et vont </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">chercher les contrastes avec des motifs comme les flamboyants, ces arbres aux fleurs rouges vif,  emblématiques du Saigon de ces années-là. Puis les bleus se succèdent : bleu-mer des océans que  traversent les boat-people, bleu-gris plus froid du Canada, terre d’exil pour les protagonistes de l’histoire.  Ces histoires ne sont pas complètement autobiographiques, mais sans doute inspirées par les origines  vietnamiennes de Sandra, constituant des fictions à partir d’éléments familiaux, de récits de proches, de  voyages. Les scènes vietnamiennes du film ont sans doute été inspirées par l’expérience de son voyage au  Vietnam, en 1997, elle y note les couleurs, les textures, les motifs.  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans “Fille de l’eau” (2025), elle explore les dimensions psychologiques de l’eau et de ses bleus. S’y  développe l&#8217;histoire des pêcheuses d’ormeaux, coquillages, poulpes, inspirées des plongeuses japonaises ou coréennes et celle particulière d’une de ces femmes qui connait un amour et la perte d’un  enfant à naître. Les sensations, les émotions prennent vie avec l’eau, les fluides, les bleus et les profondeurs de l’océan. C&#8217;est un bleu sauvage, indépendant.  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le travail de la couleur est donc un point de départ et d’arrivée dans les films de Sandra. En tant  qu’auteure, elle parvient à conjuguer les images inspirantes et les mots, récits personnels ou entendus en  scénarios originaux. Elle y joue des transitions, des transformations, une image en amenant une autre. Il y a  alors cette combinaison du soi, de la grande Histoire et celles singulières de ses personnages. Le montage  évolue sans cesse, est repensé pour aller dans le sens d’une poésie visuelle et servir le propos du film. Pour  la spectatrice ou le spectateur, l&#8217;idée est de se laisser porter par le rythme et la fluidité du film, comme  l’écoute d’une musique visuelle. Ce sont des films qui se regardent plusieurs fois : parfois on y interroge les  fins ouvertes, les suggestions ; parfois on se laisse davantage porter par l’univers, les tonalités, les  ambiances, les sons ; parfois on accompagne le personnage dans sa quête, dans sa détresse, dans sa joie  et ses émotions. La grande sensibilité des films de Sandra se tourne vers un public qui vient chercher la  singularité, l’inattendu, la poésie dans le cinéma d’animation. On y va pour voir comment Sandra va nous  raconter une autre histoire. Aussi pudique soit-elle quand il s&#8217;agit de parler de ses films, ils parlent pour elle.  Le mystère qui enveloppe le film au sortir de la séance est à méditer encore et encore, en infusion.  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les prochains projets seront plus longs, l’un prolonge l’histoire d’un enfant à naître, de la volonté, du  parcours de la PMA, et vient explorer ce qui s’y passe à l&#8217;extérieur &#8211; dans l’hôpital &#8211; et l’intérieur au creux, en  creux dans les émotions du personnage, de sa traversée solitaire et personnelle. Nous attendons les  nouveaux récits de Sandra avec une douce impatience. Nous attendons les nouveaux récits de Sandra. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Emmanuelle Tiêu </span></p>
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<p><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9381" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.19-1024x541.png" alt="" width="1024" height="541" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.19-1024x541.png 1024w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.19-540x285.png 540w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.19-1536x812.png 1536w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.19.png 1722w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9382" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.26-1024x492.png" alt="" width="1024" height="492" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.26-1024x492.png 1024w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.26-540x259.png 540w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.26-1536x738.png 1536w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.26.png 1724w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9383" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.33-1024x539.png" alt="" width="1024" height="539" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.33-1024x539.png 1024w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.33-540x284.png 540w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.33-1536x809.png 1536w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2026/02/Capture-decran-2026-02-12-a-14.14.33.png 1720w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
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		<item>
		<title>Amélie Harrault – Réalisatrice et Scénariste</title>
		<link>https://lesfemmessaniment.fr/amelie-harrault-realisatrice-et-scenariste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cloë Coutel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 09:49:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Réalisatrice]]></category>
		<category><![CDATA[scenariste]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>par Juliette Olieu  &#160; &#160; Confortablement installée sur son canapé à Angoulême, Amélie Harrault, fan invétérée de Shakespeare, de Théophile Gautier et de la littérature et peinture du XIXe siècle,&#8230;&#160;<a href="https://lesfemmessaniment.fr/amelie-harrault-realisatrice-et-scenariste/" rel="bookmark">Tout lire<span class="screen-reader-text">Amélie Harrault – Réalisatrice et Scénariste</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>par Juliette Olieu </b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9281" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Amelie-Harrault-583x1024.jpg" alt="" width="583" height="1024" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Amelie-Harrault-583x1024.jpg 583w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Amelie-Harrault-308x540.jpg 308w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Amelie-Harrault-875x1536.jpg 875w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Amelie-Harrault-1167x2048.jpg 1167w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Amelie-Harrault-scaled.jpg 1458w" sizes="auto, (max-width: 583px) 100vw, 583px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<h3></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Confortablement installée sur son canapé à Angoulême, Amélie Harrault, fan invétérée de Shakespeare, de Théophile Gautier et de la littérature et peinture du XIXe siècle, m’a livré une partie de son expérience et de ses anecdotes. Celles-là mêmes qui l’ont menée à devenir réalisatrice de films d’animation. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ayant grandi entourée de livres d’art, et admiratrice du travail de Modigliani, Amélie se passionne très tôt pour l’art. Dès l’adolescence, elle se forme au dessin et à la peinture, et obtient un bac d’arts appliqués. Quand vient le temps de choisir sa voie, elle hésite entre la restauration de tableaux ou travailler dans l’animation. Après avoir exploré les différentes écoles, elle écarte la première option, ne se pensant pas assez solide en mathématiques et en sciences pour pouvoir y prétendre. C’est ainsi qu’elle opte pour une année d’histoire de l’art avant d’entrer aux Beaux-arts de Toulouse. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">C’est dans la ville rose, qu’elle découvre les VHS, les courts-métrages d’art et d’essai et qu’elle commence à tester différents médiums de manière intuitive : photo par photo, peinture sur verre… Ces expérimentations nourrissent son envie de se spécialiser dans l’animation qu’elle considère comme une discipline complète. Elle réalise alors que ce qui l’enthousiasme vraiment c’est de raconter des histoires, graphiquement et par le son, et de pouvoir jouer avec les images à sa guise : monter, démonter et remonter. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 2005, c’est tout naturellement qu’Amélie tente le concours de l’EMCA, qu’elle réussit. Elle y étudie pendant deux ans et développe son univers personnel. Elle y fait également la rencontre de futurs collaborateurs comme le réalisateur Serge Elissalde et le producteur Olivier Catherin qui lui apprennent d’anciennes techniques d’animation. A la fin de ses études, elle a l’idée d’un court-métrage autour de la figure d’une femme des années 1920,</span><i><span style="font-weight: 400;">“Mademoiselle Kiki et les Montparnos”</span></i><span style="font-weight: 400;">. </span>Elle m’en dit plus sur son état d’esprit de l’époque :</p>
<blockquote><p><i>“A la fin de l’école, j&#8217;avais ce court métrage en tête. Je ne savais pas encore si je continuerais dans l&#8217;animation, car je n&#8217;avais pas un profil technique pour rentrer dans des studios classiques. C’était &#8220;Soit ça marche, je vais réussir à le faire, soit je me retire.&#8221; Il y a toujours cette sensation de ne pas être dans le moule classique</i>.”</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9288 aligncenter" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Kiki-1024x436.jpg" alt="" width="1024" height="436" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Kiki-1024x436.jpg 1024w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Kiki-540x230.jpg 540w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Kiki-1536x654.jpg 1536w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Kiki.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Elle persiste pourtant et ce premier film, produit par la société les Trois Ours (qui n’existe plus maintenant), signe le commencement de l’aventure du court-métrage : </span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">“« Mademoiselle Kiki&#8230; » a pris plusieurs années, j’ai beaucoup travaillé sur les ruptures graphiques pour donner une vision kaléidoscopique de ce personnage et du milieu qui l’entourait. A l’époque, mon envie était d’utiliser très peu de numérique; je me suis donc tournée vers l’animation traditionnelle papier, de l’encre, de la peinture sur verre, du papier découpé pour mélanger les registres. Ensuite, « Kiki » a eu beaucoup de succès. J’ai eu la chance de recevoir un César du meilleur court-métrage d’animation en 2014. C’était incroyable, je ne m’y attendais pas du tout. Je crois que j’ai mis deux ans avant de vraiment le réaliser. C’était assez dingue et le recevoir pour un premier projet était d’autant plus déstabilisant. C’est une reconnaissance mais on ne sait jamais si derrière il y aura autre chose, si ce n’était pas juste la chance du débutant.”</span></i><span style="font-weight: 400;">.</span></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Elle est ensuite rapidement recommandée par une connaissance à la société de production Silex Films qui cherche une réalisatrice pour une série adaptée de la trilogie &#8220;</span><i><span style="font-weight: 400;">Bohèmes</span></i><span style="font-weight: 400;">&#8220;, &#8220;</span><i><span style="font-weight: 400;">Libertad</span></i><span style="font-weight: 400;">!&#8221;, &#8220;</span><i><span style="font-weight: 400;">Minuit</span></i><span style="font-weight: 400;">”, de Dan Franck. Elle rencontre Judith Nora et son équipe après la projection de “</span><i><span style="font-weight: 400;">Mademoiselle Kiki et les Montparnos</span></i><span style="font-weight: 400;">” au festival Off de la BD d’Angoulême. Entre Amélie Harrault et Judith Nora, le courant passe directement. Si bien que quelques jours après leur première rencontre, la productrice l’appelle et lui confirme le projet </span><i><span style="font-weight: 400;">&#8220;C’est bon, c’est toi, on y va.&#8221;.  </span></i><span style="font-weight: 400;">Ce projet de commande, qui deviendra plus tard « </span><i><span style="font-weight: 400;">Les Aventuriers de l’art moderne</span></i><span style="font-weight: 400;"> » est une série de 6&#215;52 mélangeant archives documentaires et animation.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le choix est porté sur une co-réalisation pour assurer la partie archives : les trois premiers épisodes sont co-réalisés avec Pauline Gaillard et les trois derniers avec Valérie Loiseleux. Amélie y trouve une continuité logique de ses précédents travaux, notamment avec l’évocation de l’art dans le Paris du XXe siècle. Reste un nouveau défi à relever : former un dialogue entre l’archive et l’animation. Pour cela, il a fallu trouver la bonne plasticité et les bons codes entre l’animation traditionnelle et le numérique afin de donner vie à l’écriture de Dan Franck, nourrie d’arches narratives et de cliffhangers.</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://www.youtube.com/watch?v=eo9Pdg1RIyg"><span style="font-weight: 400;">Extrait Les Aventuriers de l&#8217;Art Moderne</span></a><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Après le court-métrage et la série, vient le temps du clip. En 2016, Amélie est appelée pour réaliser un clip de la chanson de Calogéro</span><i><span style="font-weight: 400;"> “Le monde moderne”.</span></i><span style="font-weight: 400;"> La seule indication donnée est d’avoir des clins d&#8217;œil à Jules Verne et pour le reste, elle a carte blanche ! Elle s’amuse. Au bout de deux-trois mois, ce projet, encore une fois singulier, prend vie. </span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://www.youtube.com/watch?v=gfkdKmtk6I4"><span style="font-weight: 400;">Calogero &#8211; Le monde moderne</span></a></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Fort du succès des “</span><i><span style="font-weight: 400;">Aventuriers de l’art moderne</span></i><span style="font-weight: 400;">”, Silex Films qui a désormais son studio dédié à l’animation, Silex Animation, reprend les mêmes clés et réunit à nouveau Amélie Harrault et Dan Franck pour un nouveau projet. Ce dernier a l’idée originale de traiter de la période des romantiques en France en se concentrant sur des figures emblématiques comme Delacroix, Dumas, Sand. Arte, déjà partenaire des </span><i><span style="font-weight: 400;">“Aventuriers de l’art moderne”</span></i><span style="font-weight: 400;">, embarque de nouveau dans l’aventure, donnant beaucoup de libertés à l’équipe. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cette fois-ci, le défi est tout autre : la masse et la richesse de la matière iconographique se heurtent à l’absence totale d’archives filmées, compte tenu de l’époque traitée. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La série se fera donc totalement en animation pour trouver un nouveau langage visuel et redonner vie à la peinture, l’Histoire et la littérature de l’époque.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le travail de recherche prend alors une part importante de la vie d’Amélie. Elle se plonge dans les lectures et les visites de musées. Amélie et son équipe, une quarantaine de personnes, ont dû recourir à des stratagèmes pour montrer l’évolution des personnages sur une quarantaine d’années et la transformation de la ville de Paris. Avec ce projet, Amélie franchit un cap en passant au numérique. </span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">“C’était ma</span><i><span style="font-weight: 400;"> volonté dès le début. Quand on a décidé de faire &#8220;L&#8217;Armée des Romantiques&#8221;, je me suis dit : &#8220;Je ne vois pas comment tenir le volume. La peinture sur verre, ça va être compliqué de le faire à grande échelle.&#8221; Il y avait la question du rendu graphique mais surtout la question des outils qu&#8217;on allait pouvoir mettre en place pour faciliter le travail avec des milliers d’images en couleurs à corriger rapidement. Je suis super contente de l’avoir fait, cela a permis une certaine souplesse et pour les décorateurs de multiplier les différentes techniques d’animation. Sans ce passage au numérique, on n’aurait pas pu faire la série de la même manière, ça a permis aussi d’utiliser des archives numériques et des gravures sur lesquelles on pouvait repeindre directement..”</span></i><span style="font-weight: 400;">.</span></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">L’écriture est donc travaillée différemment en se basant sur une voix-off qui permet de broder le narratif autour. Amélie s’entoure de nouveau de Valérie Loiseleux et elles ajoutent Juliette Drouet et Daumier à la liste des personnages clés, souhaitant avec ce dernier faire la part belle à la caricature. Elles sont rejointes en cours de fabrication par Céline Ronté qui apporte la structure et la cohérence au récit. A elles trois et avec l’aide d’Etienne Kurylo, le mari d’Amélie, elles balisent les lieux pertinents pour la série et retravaillent la voix-off afin de la rendre moins documentaire et plus incarnée pour le grand public. Ensemble, ils construisent des ponts entre l’époque racontée et l’époque actuelle, en portant un regard neuf sur les œuvres. Ce travail de longue haleine, a demandé sept ans à Amélie, entre le développement de la bible graphique, le storyboard et la fabrication et a nécessité plus de deux milles décors et une quinzaine de personnages. La série est diffusée fin 2024 sur Arte.</span></p>
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<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-9287" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Armee-des-romantiques-1024x435.png" alt="" width="1024" height="435" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Armee-des-romantiques-1024x435.png 1024w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Armee-des-romantiques-540x230.png 540w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Armee-des-romantiques-1536x653.png 1536w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2025/10/Armee-des-romantiques.png 1920w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
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<p><span style="font-weight: 400;">S’estimant chanceuse de sa relation privilégiée avec ses productrices, Amélie apprécie d’avoir une vraie relation de collaboration sur des projets complexes, se sentant libre de proposer des idées peu conventionnelles. Elle aime retrouver, au fil de ses projets, ses médiums de prédilection comme la peinture et la voix-off. Cela lui permet de créer des effets de surprise et de faire tomber les barrières entre les différents registres pour s’amuser avec le spectateur. Ayant à cœur de transmettre au public chaque œuvre qu’elle réalise, elle apprécie de pouvoir continuer d’apprendre tout en apprenant aux autres.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Amélie Harrault est actuellement en train de développer un nouveau projet qu’on sait déjà singulier. </span></p>
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		<title>Carine Poussou</title>
		<link>https://lesfemmessaniment.fr/carine-poussou/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cloë Coutel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 May 2025 15:45:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bureau]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après des études d&#8217;arts, Carine tombe dans le milieu du cinéma un peu par hasard et y découvre une passion pour les effets spéciaux et l&#8217;animation. Elle passe plus de&#8230;&#160;<a href="https://lesfemmessaniment.fr/carine-poussou/" rel="bookmark">Tout lire<span class="screen-reader-text">Carine Poussou</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après des études d&#8217;arts, Carine tombe dans le milieu du cinéma un peu par hasard et y découvre une passion pour les effets spéciaux et l&#8217;animation.<br />
Elle passe plus de dix ans au sein de divers studios parisiens, où elle évolue en tant que chargée, puis directrice de production.<br />
En 2011, Gilbert Kiner lui propose de rejoindre l&#8217;école ARTFX à Montpellier en tant qu&#8217;assistante puis Directrice Pédagogique, elle y découvre une vocation à la croisée de la transmission et de la créativité, portée par l’envie d’accompagner les jeunes talents.</p>
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		<item>
		<title>Mariam Hachmi, productrice et scénariste</title>
		<link>https://lesfemmessaniment.fr/mariam-hachmi-productrice-et-scenariste-par-nathalie-rizkallah/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cloë Coutel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Oct 2024 17:22:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Ressources]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lesfemmessaniment.fr/?p=6292</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mariam Hachmi Productrice et scénariste par Nathalie Rizkallah &#160; *** &#160; Mariam Hachmi m’accueille dans ses bureaux de La Chouette un matin de septembre. Le temps est gris et laissera&#8230;&#160;<a href="https://lesfemmessaniment.fr/mariam-hachmi-productrice-et-scenariste-par-nathalie-rizkallah/" rel="bookmark">Tout lire<span class="screen-reader-text">Mariam Hachmi, productrice et scénariste</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h1>Mariam Hachmi</h1>
<p><b>Productrice et scénariste</b></p>
<p>par Nathalie Rizkallah</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-6299" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2024/10/mariam_hachmi2-scaled-e1730135606107-1024x613.jpeg" alt="" width="1024" height="613" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2024/10/mariam_hachmi2-scaled-e1730135606107-1024x613.jpeg 1024w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2024/10/mariam_hachmi2-scaled-e1730135606107-540x324.jpeg 540w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2024/10/mariam_hachmi2-scaled-e1730135606107-1536x920.jpeg 1536w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2024/10/mariam_hachmi2-scaled-e1730135606107-2048x1227.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
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<p>Mariam Hachmi m’accueille dans ses bureaux de La Chouette un matin de septembre. Le temps est gris et laissera place à des rayons de soleil au fil de notre échange. Mariam a fait livrer des viennoiseries et pâtisseries pour les équipes et pour nous. Un foisonnement de gourmandises et des yeux qui pétillent.</p>
<p>Dans son bureau coloré et joyeux, des illustrations des œuvres qu’elle a co-produites et créées, des posters du studio Ghibli, des figurines des icônes du monde de l’animation. Son amour pour l’animation et l’imaginaire est palpable, et s’incarne dans sa vision entrepreneuriale et artistique. Mariam Hachmi est cofondatrice et directrice générale de La Chouette.</p>
<p>Mariam a « toujours adoré raconter des histoires ». « J’en racontais déjà à huit ans à mes cousins. Ils s’en rappellent encore aujourd’hui, des histoires d’horreur surtout. (rires) » Les histoires ont toujours été son refuge. Et c’est son ambition aujourd’hui en tant que productrice et créatrice, « que nos programmes puissent être un refuge, un cocon, une bulle, et qu’ils puissent provoquer ce sentiment qu’on a tous eu quand on a huit ans, que tu rentres de la bibliothèque avec plein de nouveaux livres à découvrir, cette excitation-là, ou celle de boire un chocolat chaud en découvrant un nouveau dessin animé à la télé. » Elle ajoute :</p>
<h4>« L’enfance est à protéger, surtout en ce moment où l’information est PARTOUT. Quand on est enfant, on n’a pas à être au courant de tout ce qui se passe dans le monde. L&#8217;écologie ou la sécurité sont des enjeux importants, mais nous devons permettre aux enfants de rêver le plus longtemps possible.»</h4>
<p>Mariam fait partie d’une génération de productrices pour lesquelles les modèles féminins se comptaient sur les doigts d’une main. Ses parents « étaient très loin de tout ça ». D’origine marocaine, ayant grandi en banlieue parisienne, c’est un milieu qu’elle ne connaissait pas. « Mais je me suis dit pourquoi pas, je n’ai rien à perdre, je n’ai pas à me mettre de barrière ».</p>
<p>Elle rêve depuis l’enfance de faire de l’animation et en particulier de l’animation jeunesse. Elle découvre en grandissant que ses films préférés, « de vrais gens les avaient faits, l’animation était une vraie industrie ». Cette épiphanie reste dans un coin de sa tête, tout au long de ses études. Elle sent qu’elle pourrait « s’y épanouir, y trouver refuge ».</p>
<p>Elle démarre des études de droit « pour assurer ses arrières » et prendre un chemin de traverse plutôt que d’attaquer frontalement cet idéal. « Il était trop difficile d’envisager une carrière artistique, vu le milieu d’où je venais. J’aurais déçu trop de monde ». Pourtant, « très vite, je ne me voyais pas dans un cabinet de droit des affaires, pour aider des entreprises à devenir plus riches. J’avais un souci d’alignement. Ce n’était pas du tout en accord avec mes valeurs. »</p>
<p>Alors qu’elle finit son master en droit, elle trouve une porte d’entrée vers l’animation en tentant INA-Sup, une nouvelle école gratuite qui vient d’ouvrir. Puis, elle rentre chez Alphanim en stage. « Une autre porte qui s’ouvre plutôt facilement ». Son objectif : apprendre le financement d’une série, c&#8217;est son « point faible. » « Tout ce qui était un peu économie, budget, Excel, et compagnie, ce n&#8217;était pas du tout mon domaine de compétence, mais pas du tout » dit-elle en riant. Elle reste chez Alphanim finalement un peu plus longtemps que prévu, apprend le métier, apprécie l’ambiance, les gens, le travail et sent qu’elle se reconnecte à ce qui la faisait rêver enfant.</p>
<p>Elle rejoint en 2011 le studio 2 Minutes Paris, d’abord comme Responsable des financements, puis intègre l’équipe de développement comme Productrice artistique. Vient ensuite l’envie d’être plus libre de ses choix artistiques, d’aller vers le métier qui l’attire le plus : productrice. <em>Choisir les projets, les équipes, être en contact avec le marché, et surtout… initier les projets. </em></p>
<p>A 29 ans, elle franchit le pas et devient co-fondatrice de la Chouette avec Sylvain Dos Santos.</p>
<p>« Avec le recul, je dois avouer que ce n’est pas le réflexe de beaucoup de jeunes femmes qui commencent leur carrière. On ne t’encourage pas à devenir entrepreneuse, que ça soit à l’école ou à la maison. Que ce soit ta famille, tes potes, en fait tout le monde te dissuade, tout le monde te parle du réseau, te dit que tu ne connais personne, qu’il faut de l&#8217;expérience, que ça va être difficile.<br />
Moi je crois que… je ne vois pas trop les difficultés. » dit-elle en souriant. « Il faut au contraire ne pas attendre avant de se lancer ! Tu vas peut-être te planter au début, et ce n&#8217;est pas grave, parce que du coup, tu apprendras et après, ça ira ».</p>
<p>Elle adapte cette vision à son métier de productrice. « Ça ne sert à rien d&#8217;attendre 1000 ans, tu veux être productrice, tu as des projets, tu as des idées, tu as envie de proposer des choses, tu le fais et puis même si tu es trop jeune, personne ne t’en voudra. C&#8217;est bien d&#8217;essayer et petit à petit, tu affines ton expertise, ton expérience, ton feeling, ta relation avec les diffuseurs. Le nez devient plus fin aussi pour les bons projets au fur et à mesure de l&#8217;expérience.»</p>
<p>Elle prévient cependant que « la volonté ne suffit pas ». Son conseil : « avoir potassé, connaître le métier, les grilles de programmes des chaînes. S’imbiber de cet univers, rencontrer des artistes littéraires, graphiques, réalisateur·rices pour se faire un réseau. C’est un travail collectif. Quand tu es producteur·rice, tu ne fais rien tout·e seul·e. »</p>
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<h4>« Il m’a fallu arpenter les salons et marchés professionnels pour développer mon réseau. Tout prend du temps. Il faut être besogneux et humble ».</h4>
<p>Mariam recommande également d’avoir déjà des projets avant de créer sa société de production. Au moins un projet écrit et un peu développé à pouvoir présenter à un diffuseur. Une autre clé indispensable : « avoir déjà travaillé au préalable dans une entreprise ». « Il faut être une éponge. S’imbiber de tout, de tout ce qui se dit, de tout ce qui est bien / pas bien, de constater les erreurs ».</p>
<p>Elle encourage aussi à « rester honnête, simple ». Le fake it until you make it* <strong><em>(NDLR: en français, &#8220;faire semblant jusqu&#8217;à ce qu&#8217;on y arrive&#8221;</em></strong>) très peu pour elle. « C’est important de rester aligné·e avec soi-même et sa personnalité. Quand tu vends un projet, tu te vends toi ». Cette approche permet de « rencontrer et de travailler avec des gens qui ont une sensibilité similaire ».</p>
<p>La Chouette existe maintenant depuis neuf ans. Depuis leurs débuts à trois personnes dans un petit bureau loué à Bastille au sein du studio Caribara, la société compte aujourd’hui 750m2 de bureaux à Montreuil et 120 collaborateur·rices ainsi qu’un studio à Angoulême avec 20 personnes. Le défi actuel de Mariam est donc de structurer sa société de manière adaptée. « Il y a des choses que je faisais au tout début que je ne fais plus du tout aujourd&#8217;hui. J’ai délégué le juridique et la production exécutive. Mais bien sûr, quand il y a besoin, on est là. »</p>
<p>« Avec Sylvain Dos Santos, on adore développer des programmes ». Mariam et Sylvain dédient une grande partie de leur temps à écrire et créer des projets, « un petit plaisir qu’on continue de s’octroyer », en plus de leur casquette de producteur·rice. « Evidemment, je m’occupe de tout ce qui est plannings, budgets, recherche de financement pour monter les projets. Et ensuite, on embauche des producteurices exécutif.ves pour suivre les projets. »<br />
Elle et Sylvain se répartissent les projets et ne travaillent pas sur les mêmes séries. « On fait bande à part sur les projets. » dit-elle avec un air malicieux.</p>
<p>« Au début, en développement, on est obligé·es d’être au four et au moulin. Puis, plus on avance dans la production, plus notre champ d’intervention rétrécit. Ça me permet de me dédier à ce que j’adore faire : écrire, développer et modeler un projet ».<br />
La Chouette a d’ailleurs une quinzaine de projets en développement.</p>
<p>Mariam est très à l’écoute de ce qui se fait en France et à l’international. Elle fait de la veille. « Je regarde beaucoup de programmes, tout le temps. Le matin, je regarde des dessins animés, je trouve que c’est très important, c’est comme cela que je peux avoir le déclic. J’observe et je peux identifier ce qui manque dans les grilles de programmation. Par exemple, j’ai remarqué qu’il manquait un programme plus calme pour les tout-petits. J’ai eu alors l’idée de créé Taki Tanuki ». (Ndlr : Taki Tanuki est une série à l’univers graphique « naturel et apaisant » qui joue autour des poses de yoga et des animaux qui les inspirent) ».</p>
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<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-6302 size-full" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2024/10/unnamed-1.png" alt="" width="2160" height="1257" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2024/10/unnamed-1.png 2160w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2024/10/unnamed-1-540x314.png 540w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2024/10/unnamed-1-1024x596.png 1024w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2024/10/unnamed-1-1536x894.png 1536w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2024/10/unnamed-1-2048x1192.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 2160px) 100vw, 2160px" /></p>
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<p>En parallèle, elle incarne dans son quotidien d’entrepreneuse et de dirigeante son envie d’être « accessible, les mains dans le cambouis, consciencieuse et besogneuse ». « Ce n’est pas le côté le plus glamour de ce qu’on imagine d’un·e producteur·rice mais j les gens préfèrent quelqu&#8217;un qui va bosser plutôt que quelqu&#8217;un qui est juste dans l&#8217;apparat ». Couteau suisse, Mariam n’hésite pas à rentrer dans l’opérationnel en fonction des besoins et des deadlines. Elle sait faire du montage, de la réalisation (elle a d’ailleurs co-réalisé « Le Monde selon Kev », une série créée et doublée par Kev Adams).</p>
<p>Elle consacre également une grande part de son temps à ses équipes. « Les équipes ont besoin d’être en contact direct avec nous, de sentir qu’il n’y a pas de distance avec nous ». Son plus grand défi, « c’est de faire en sorte, quand il y a un problème, d’anticiper, de désamorcer, de dénouer. Pour moi c&#8217;est un challenge quotidien de faire en sorte que tout le monde se sente bien à sa place. Ce n&#8217;est pas simple parce que on est de plus en plus nombreux mais on fait très attention à ça. ». Un rôle qu’elle cherche actuellement à structurer en ayant nommé Brice Leyniat pour l’épauler dans la gestion des RH et du recrutement.</p>
<p>Quand je lui parle de son identité de femme arabe et comment cette identité a été vécue dans le milieu de l’audiovisuel, Mariam fait une pause. « Enfant, j’étais un rat de bibliothèque, je dévorais des romans, je n’avais pas conscience de ma différence. Et surtout, je n’anticipais pas que mon identité deviendrait une question en devenant adulte. Pour moi, tout se réglerait par le biais des études, tout serait jugé sur la base de l’intelligence. Même s’il y avait des difficultés, je n’y prêtais pas attention. A l’époque, ce n’était pas un sujet. Ça l’est devenu récemment. »</p>
<p>« Je découvre qu’avec 10-15 ans d’expérience, une création de boîte, des preuves de réussite, à 38 ans, je suis quand même parfois face à des personnes qui m’infantilisent et me réduisent à mon origine de la même manière qu’au début. »</p>
<p>Le meilleur conseil qu’elle ait reçu vient de ses parents : « il faut que tu restes indépendante ». Un conseil qu’elle suit et incarne parfaitement. La Chouette est sollicitée régulièrement pour des rachats, qu’elle et Sylvain refusent systématiquement. Ses parents disaient : « vous avez tout fait tous seuls. Tu sais ce que tu as, tu ne sais pas ce que tu auras. »</p>
<p>La Chouette a également produit plusieurs séries à dimension internationale pour des diffuseurs américains. « Culturellement, ils ne travaillent pas comme nous. Notre enjeu a été de nous adapter à leurs manières de faire tout en respectant nos valeurs ». Hollywood et ses séries et films ont bercé son enfance. Mais aujourd’hui, elle préfère notre modèle français qui garantit plus de diversité et d’intelligence dans les contenus et garantit l’émergence d’entreprises comme la nôtre, qui les soutiennent et les protègent ».</p>
<p>Selon elle, les Etats-Unis restent cependant le centre névralgique. « On ne peut pas s’en désintéresser, ça reste un terrain à conquérir, ce qu’on fait progressivement. On n&#8217;est pas pressé et on le fera de la même manière que ce qu’on a fait jusque-là, avec beaucoup d&#8217;humilité, de simplicité et beaucoup de travail. » Cette démarche commence à porter ses fruits. « On a de belles choses qui se dessinent sur les mois à venir. Malgré tout, on ne sera jamais américain, on sera toujours une boîte de production indépendante française. De la même manière qu&#8217;on va travailler avec des sociétés en Chine, en Italie, en Angleterre, c’est avant tout des partenariats. »</p>
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<p>Actualité et tendance actuelle oblige, nous abordons la question de l’intelligence artificielle dans le domaine de la création artistique. Mariam s’assombrit. « Si le métier se transforme au point que l’IA remplace des personnes avec qui nous travaillons, alors ça ne m’intéressera plus ». Ce qui la motive dans le fait d’avoir une société de production, c’est le contact humain, ce sont les gens qui la composent et avec qui échanger. « S’il n’y a plus d’être humain, alors à quoi bon ? ». Son naturel optimiste la rattrape et elle continue à évoquer le futur avec enthousiasme et notamment sa vision de la suite de sa carrière. « Je dis souvent que si ça reste déjà comme ça, c&#8217;est bien parce que je n&#8217;ai pas besoin de beaucoup plus. »</p>
<p>Son ambition à terme, « être moins les mains dans le moteur et être plus dans la transmission pour favoriser l’émergence de nouveaux talents ». Une nouvelle dimension qu&#8217;elle commence à initier avec Sylvain. « Pour faire ce métier, il faut avoir une certaine proximité avec la jeunesse et l’enfant qu’on a en soi. Plus on grandit, plus on perd cette connexion. On n’attendra pas de se retrouver en manque d’idées, on a envie qu’il y ait de nouvelles personnes qui viennent avec des nouvelles idées. » En parlant de sororité et de transmission, elle ajoute :</p>
<h4>« Le milieu du cinéma ou de l’audiovisuel repose beaucoup sur de la transmission orale et informelle et de l&#8217;observation, un savoir qu’on ne peut pas apprendre autrement. Je vois vraiment la sororité comme une nouvelle manière d’incarner la transmission. Le mentorat et le partage d&#8217;expériences favorisent cette transmission et permettent de faire gagner quelques années d&#8217;expériences et de galère ».</h4>
<p>« Avant, il y avait cette idée que les infos, le savoir, c&#8217;était une arme précieuse qu&#8217;on ne partageait pas. Et j&#8217;ai l&#8217;impression qu’aujourd’hui, on renverse cette idée. On n&#8217;a pas peur de perdre le pouvoir. »<br />
Donner ce qu’elle a pu recevoir, à l’image de ses débuts où elle s’est sentie encouragée et portée par Lila Hannou, Morgann Favennec ou Emmanuèle Petry. Avec elles, elle a pu découvrir « la transmission naturelle, sans calcul ».</p>
<p>Nous aurions pu continuer l’échange pendant longtemps tant l’enthousiasme et la passion de Mariam étaient communicatifs. Son optimisme et sa vision humaine de son métier de productrice laissent un sentiment de possibilités infinies.</p>
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<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-6303 size-full" src="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2024/10/unnamed.png" alt="" width="1280" height="865" srcset="https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2024/10/unnamed.png 1280w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2024/10/unnamed-540x365.png 540w, https://lesfemmessaniment.fr/wp-content/uploads/2024/10/unnamed-1024x692.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></p>
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<p>Cet article <a href="https://lesfemmessaniment.fr/mariam-hachmi-productrice-et-scenariste-par-nathalie-rizkallah/">Mariam Hachmi, productrice et scénariste</a> est apparu en premier sur <a href="https://lesfemmessaniment.fr">Les Femmes s&#039;Animent</a>.</p>
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